Panama Papers : Arnaud Claude, l’associé de Nicolas Sarkozy, au cœur du scandale

L’Obs – 04/04/2016 – M. H. –
Panama Papers : Arnaud Claude, associé de Nicolas Sarkozy, au coeur du scandaleL’avocat d’affaires, Arnaud Claude, à Paris, le 2 janvier 2006. (BERTRAND GUAY/AFP)
L’avocat d’affaires figure dans la liste des clients du cabinet panaméen Mossack Fonseca. Il aurait aidé Patrick Balkany à échapper au fisc français.
Nouvelle enquête visant l’entourage de Nicolas Sarkozy. C’est au tour de l’avocat d’affaires Arnaud Claude, associé de l’ex-président de la République au sein du cabinet Claude&Sarkozy, d’apparaître dans le cadre des révélations des « Panama Papers » publiées par 107 médias internationaux dont « Le Monde » à partir du dimanche 3 avril.
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Dans un numéro spécial de « Cash Investigation », diffusé sur France 2 mardi 5 avril, on apprend que l’avocat est soupçonné d’avoir aidé le député-maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany (LR), à monter une société écran pour dissimuler l’existence de plusieurs de ses villas au fisc français.
Patrick Balkany fait déjà l’objet de poursuites judiciaires dans différentes affaires pour « fraude fiscale », « corruption passive », « blanchiment d’argent » et « déclaration mensongère sur son patrimoine » qui ont conduit à la levée de son immunité parlementaire le 18 mars.
Quant à Arnaud Claude, ce n’est pas la première fois que son nom figure aux côtés de ceux des époux Balkany. En mai 2015, le quotidien « Libération » affirmait que l’associé de Nicolas Sarkozy avait joué un rôle de premier plan dans l’acquisition par Isabelle et Patrick Balkany d’une villa de luxe à Marrakech. Mis en examen depuis décembre 2014 pour « blanchiment de fraude fiscale », Maître Claude pourrait avoir à répondre devant la justice d’autres montages offshore dans les jours à venir.
Contacté par « l’Obs », Me Arnaud Claude fait savoir qu’il ne souhaite pas répondre à nos questions.

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Rappel : La « loi renforçant la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs » du 10 août 2007, appelée aussi loi sur la récidive ou loi Dati est issue du projet de loi du gouvernement Fillon, mis en œuvre par la garde des Sceaux, Rachida Dati, et adopté par la Commission mixte paritaire le 26 juillet 2007. 

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