Santé et liberté chérie

logo-alternative-santeAlternative Santé – avril 2016 – édito de Jean-Baptiste Talmont –
Lorsque Jean-Louis Debré a quitté ses fonctions de président du Conseil constitutionnel, il en a justifié la nécessité et éclairé le rôle, en rappelant que cette institution défend les libertés fondamentales que doit assurer la République à l’égard de chaque citoyen. Utilisant l’exemple de la laïcité, il a souligné que cette loi n’est pas un acquis mais un « conquis », un combat de chaque jour pour assurer la liberté dont peut jouir chaque citoyen, en l’occurrence, celle de pratiquer ou non un culte religieux, sans risquer des pressions, des brimades, des stigmatisations ou des violences. De la bouche de l’ancien président du Conseil constitutionnel, aucun secteur de la vie ne doit souffrir de l’absence de ces libertés fondamentales. Aucun.
Alors pourquoi la Santé échappe-elle subtilement à cette obligation ? Car elle y échappe, entendons-nous bien. Notre médecine conventionnelle, certaine de détenir la vérité, par la science, de pouvoir inclure ou rejeter les thérapies qui n’entrent pas  dans sa grille de certification, convaincue d’avoir pour mission d’imposer cette vérité à tous pour le bien de tous, s’affranchit de tous types de contrôles autre que ceux liés à la santé. Chasse gardée, espace cloisonné, parole « profane »écartée, puissance financière, tous les ingrédients sont réunis pour qu’un microcosme, en entre-soi, devienne un État dans l’État.
vaccin-secteEt nous le savons bien. Malheur à celle ou celui qui en appellerait à cette liberté que la République doit assurer à chaque citoyen, celui du choix, par exemple. Du choix des traitements, de la thérapie, des vaccinations. Timidement ou non reconnues, largement méprisées et raillées, les médecines complémentaires sont les parents pauvres d’une médecine qui a à peine 150 ans (face aux 3 000 ans de la médecine chinoise, par exemple, ça ne pèse pas lourd).
Évidemment, on entend d’ici l’appel à la raison. La santé est l’affaire de tous, soyez responsables ! Mais entre la responsabilité qui implique chaque citoyen et la désappropriation du libre arbitre, le glissement d’une santé individuelle devenue propriété de l’État, ou plus exactement des acteurs de santé, il y a un fossé. Un fossé savamment causé par l’infantilisation du patient dans le sens ou sa voix, si elle n’est pas certifiée d’un doctorat en médecine, vaut peau de balle quand il s’agit de parler d’affaires de santé, quand bien même le concernant. 
Tout comme M. Debré déplorait le glissement d’une laïcité assurant la liberté de culte de l’individu à cette forme actuelle de laïcité qui, sous l’impulsion des communautés devrait assurer la pratique du culte, la médecine conventionnelle et les questions e santé d’État sont devenues le pré carré non pas des communautés, mais des lobbies surpuissants qui l’ont dévoyée pour qu’elle leur assure des revenus conséquents. Quant aux médecins qui osent lorgner de l’autre côté des ors et des ordres du conseil du même nom, il leur en coûte énormément en termes de marginalisation, d’ostracisme, de mépris.Les renégats sont pourtant de plus en plus nombreux, affirmant malgré le mépris, malgré les contraintes, que soigner et être soigné est ne affaire de liberté, de libre arbitre, de consentement échappant aux diktats.

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A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
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