Syrie : reprise des pourparlers de paix à Genève

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Staffan de Mistura, l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, lors de la reprise des négociations de paix à Genève, mercredi 13 avril. Martial Trezzini / AP
Les difficiles négociations de paix sur la Syrie ont repris à Genève, avec pour objectif la mise en place d’une transition politique mettant un terme à plus de cinq ans de conflit, mais des divergences demeurent sur ce point entre Damas et l’opposition.
Preuve de sa détermination à se maintenir au pouvoir, le gouvernement du président Bachar Al-Assad a organisé le même jour des élections législatives dans les régions qu’il contrôle (un tiers seulement du pays) et n’enverra sa délégation que vendredi à Genève.
Sur le terrain, la trêve, entrée en vigueur le 27 février, est menacée par la multiplication des incidents et une possible offensive du régime pour reprendre la province septentrionale d’Alep aux djihadistes de l’organisation Etat islamique (EI) et du Front Al-Nosra (branche syrienne d’Al-Qaida). Cette nouvelle session de pourparlers intersyriens, qui devrait durer une dizaine de jours, a débuté mercredi en fin d’après-midi par une rencontre entre l’émissaire spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, et une délégation du Haut Comité des négociations (HCN), qui rassemble les principaux groupes d’opposants au régime de Damas.
Un premier round de négociations intersyriennes, qui s’était tenu du 14 au 23 mars au palais des Nations de Genève, n’avait pas permis d’avancée majeure. La feuille de route, fixée par la résolution 2254 du Conseil de sécurité de l’ONU, prévoit une période de six mois pour mettre en place un organe de gouvernement et rédiger une nouvelle Constitution, puis une période de douze mois pour organiser des élections présidentielle et législatives.
Le compte à rebours des dix-huit mois a officiellement démarré le 14 mars. Le fossé reste toutefois énorme entre pouvoir et opposition sur la transition : le HCN exige le départ de Bachar Al-Assad, tandis que Damas se dit prêt à envisager un gouvernement de coalition avec l’opposition. « Assad est le mal qui a frappé la Syrie, qui a forcé des millions (de personnes) à fuir leur domicile, qui a emprisonné des milliers de personnes », a déclaré le chef de la délégation du HCN, Assad Al-Zoabi. « Le seul moyen de guérir pour les Syriens est qu’Assad et les autres personnages emblématiques du régime partent. »
Le Monde 14/04/2016

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