Nucléaire, le consensus fissuré

Le Monde | 19.05.2016

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Editorial du « Monde ». La France a vécu, pendant cinquante ans, sur un consensus nucléaire forgé entre gaullistes et communistes, puis entre la droite et une majorité de la gauche, avec l’appui de la puissante CGT du secteur de l’énergie : le nucléaire fournit toujours 75 % de l’électricité nationale à un prix compétitif et assure une relative indépendance énergétique que nous envient les pays dépendant du pétrole et du gaz. Si l’on excepte les pionniers de l’écologie, comme René Dumont lors de la présidentielle de 1974, ce consensus français s’est imposé sans contestation majeure après le premier choc pétrolier de 1973.
Il se fissure aujourd’hui, car les deux piliers de la filière, EDF et Areva, traversent une passe financière et industrielle périlleuse. Le réveil est d’autant plus douloureux que la France avait fait de l’atome civil, fruit du mariage entre les élites politiques et industrielles du pays, le symbole de l’excellence française et un avantage compétitif pour l’Hexagone.
Plusieurs raisons concourent à ce délitement…
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A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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