La réduction du temps de travail, ça marche … mais chuut !

Nouvelle Donne – Lettre aux adhérents du 22 juillet 2016 –
33fcdc4e-8c7f-4a8c-a9f6-ac45c2acc310Le journal Le Monde s’est procuré un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), rendu au mois de mai mais qui n’a pas été transmis au gouvernement et qui n’a donc pas été diffusé. On se demande pourquoi. 

L’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) a évalué les « politiques d’aménagement [et de] réduction du temps de travail dans la lutte contre le chômage ». Les deux inspecteurs chargés de cette étude « fouillée et prudente », note le Monde, ont conclu que les dispositifs de réduction du temps de travail contribuent à diminuer le chômage.

« Est-ce à cause de cette conclusion, sur un sujet sensible politiquement et source de controverses acharnées, que le rapport avait été bloqué ? s’interroge Le monde. Pourtant, la France n’est pas la seule à avoir réduit la durée du travail. La plupart des États européens ont suivi la même tendance. Les auteurs du rapport écrivent : « la question n’est pas tant de se prononcer pour ou contre la réduction du temps de travail, mais plutôt d’identifier quelles sont les modalités d’une réduction la plus efficace possible ».

Pour aller plus loin, nous vous invitons à lire les articles de Libération et de Mediapart.

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Le Monde – 18/07/2016 – Bertrand Bissuel – : Ce que dit le rapport secret de l’IGAS
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Le chef de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), Pierre Boissier, ne voulait pas qu’un rapport, réalisé par deux de ses pairs, soit diffusé. C’est raté. Le Monde a pu prendre connaissance de ce document d’une centaine de pages (sans les annexes), qui évalue les « politiques d’aménagement [et de] réduction du temps de travail dans la lutte contre le chômage ».
La-bonne-duree-du-travail_referenceUne étude fouillée et prudente, qui parvient au constat que des dispositifs tels que les 35 heures, instaurées par les « lois Aubry » de 1998 et 2000, peuvent, sous certaines conditions, contribuer à réduire le nombre de demandeurs d’emplois. Est-ce à cause de cette conclusion, sur un sujet sensible politiquement et source de controverses acharnées, que le rapport avait été bloqué ? Certains membres de l’IGAS le pensent. Quoi qu’il en soit, l’affaire plonge ce service de hauts fonctionnaires dans un climat pesant.
En se lançant dans cette mission d’expertise, les deux inspecteurs des affaires sociales poursuivaient un objectif : soupeser « le potentiel » de création d’emplois des divers outils « relatifs au temps de travail ». Conscients que le sujet est, « depuis une quinzaine d’années », matière à « polémique », ils se sont efforcés « de reposer les termes du débat (…) de manière dépassionnée ». Durant leurs travaux, ils ont auditionné une quarantaine de personnalités qualifiées et passé au tamis la littérature disponible sur cette thématique, en scrutant les actions à l’œuvre dans d’autres pays européens….

A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
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