Corruption – Leonardo DiCaprio empêtré dans l’un des plus grands scandales financiers du XXIe siècle

Le Temps 30/08/2016
La star hollywoodienne, qui a reçu la visite du FBI, s’est retirée de la collecte de fonds pour la campagne d’Hillary Clinton.

banque suisse

Le Fonds suisse Bruno Manser appelle l’acteur oscarisé à rendre son «argent sale» provenant de Malaisie, dont une partie aurait servi à organiser des orgies entre amis

leonardo

 LE MONDE | 31.08.2016 | Par Marie Maurisse (Genève, correspondance)
Le  » Loup de Wall Street  » mêlé à un scandale financier malaisien

2023652_leonardo-dicaprio-mele-au-scandale-financier-du-fonds-souverain-malaisien-web-tete-0211241060738

Au mois de février, Leonardo DiCaprio recevait son premier Oscar, couronnement d’une riche carrière d’acteur. Six mois plus tard, l’heure n’est plus au triomphe, et la star américaine est soupçonnée par la justice d’avoir touché de l’argent sale, issu d’une des plus grandes affaires de corruption du siècle.
Avec d’autres pays, les Etats-Unis enquêtent sur le pillage du fonds souverain malaisien 1Malaysia Development Berhad, surnommé 1MDB. A l’origine, ce fonds devait servir l’économie nationale. Mais plusieurs de ses dirigeants ont allègrement pioché dedans : au total, plus de 3,5  milliards de dollars (3,1  milliards d’euros) auraient été blanchis.
Au fil de l’enquête, le nom de l’acteur est apparu à plusieurs reprises pour ses liens avec deux des principaux suspects du détournement de fonds, Jho Low et Riza Aziz. Les trois hommes ont assisté, ensemble, à des matchs de la Coupe du monde de football. Ils sont des habitués d’un club huppé de Las Vegas, le Hakkasan, où l’acteur a fêté son 40e  anniversaire en aspergeant la pièce de champagne pour 1  million de dollars, note le New York Post.
Ce club aurait été financé grâce à l’argent volé dans le fonds 1MDB. Le milliardaire malaisien Jho Low se serait servi dans ce fonds pour faire une généreuse donation à la fondation humanitaire de Leonardo DiCaprio. Quant à Riza Aziz, gendre du premier ministre malaisien, il aurait pris dans cette caisse les 100  millions de dollars qui ont permis de financer Le Loup de Wall Street par le biais de sa société Red Granite Pictures. Dans le film sorti en  2013, l’acteur incarnait les excès de la finance… Alors que le département américain de la justice va bloquer une partie de ces milliards frauduleux, le FBI a interrogé l’acteur. Pour le moment, celui-ci ne fait l’objet d’aucune plainte. Mais les gros titres de la presse américaine ont provoqué son embarras. Hasard du calendrier ? Il vient de se retirer de la campagne de collecte de fonds pour la candidate démocrate Hillary Clinton.
L’enquête est aussi en cours en Suisse : une partie des milliards auraient été détournés par le biais de la société genevoise PetroSaudi. Le fonds bâlois Bruno Manser de défense de la forêt tropicale a été l’un des premiers à alerter les autorités fédérales, dès 2014. Son directeur, Lukas Straumann, cité par le quotidien Le Temps,  » exige de l’acteur qu’il s’excuse et qu’il restitue l’argent perçu ayant été volé au peuple malaisien « .
 Marie Maurisse  Journaliste au Monde

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
Cet article, publié dans Economie, International, Justice, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.