Politique du Week-end – Pour Emmanuel Macron, « les choses faites à moitié » / La Baule à l’heure de la primaire de la droite

Le Monde | 04.09.2016 EXTRAITS
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MacronLe fondateur du mouvement En marche ! ne dit pas s’il se lancera dans la course à l’Elysée tout en évoquant son objectif : « Que les idées progressistes soient présentes au second tour de l’élection présidentielle et gagnent. » Il ferait, en tout cas, un « bon » président pour 45 % des Français interrogés, selon un sondage Odoxa pour Le Parisien-Aujourd’hui en France.
« Je dénonce le cynisme du système politique qui compte faire de la présence du Front national au second tour le marchepied de l’accession au pouvoir de tel ou tel camp, déclare également M. Macron. Je désapprouve ceux qui préfèrent préserver leurs appareils et leurs intérêts plutôt que de faire gagner leurs idées et la France. »
Il fait, en particulier, référence à l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy. « Sa vision de l’identité française est une forme de rabougrissement de la France. Il exprime la brutalité sociale, le cynisme, l’irresponsabilité dans sa politique européenne. Il dit défendre la laïcité au nom de l’unité du pays, mais ce qu’il propose fracture au contraire le pays et nourrit les communautarismes : c’est incohérent », juge M. Macron.
La Baule à l’heure de la primaire de la droite

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LE MONDE | 04.09.2016 | Par Matthieu Goar EXTRAITS
La Baule (Loire-Atlantique) a toujours été un théâtre à ciel ouvert pour la droite française. Un théâtre où les jeux de mimes valent parfois autant que les longs discours.
Dans cette cité balnéaire, Dominique de Villepin avait, en 2005, mis en scène son jogging et sa baignade devant un Nicolas Sarkozy réfugié derrière ses lunettes de soleil. En 2015, François Fillon et Alain Juppé avaient fendu la foule pour offrir aux photographes le cliché d’un front uni face à Nicolas Sarkozy. La brève image des deux anciens premiers ministres et de l’ancien président de la République ensemble à la tribune avait à peine duré cinq minutes, avant que MM. Fillon et Juppé ne se lèvent pour filer prendre leur train.
Les acteurs n’ont cette fois-ci même pas pris la peine de se montrer ensemble à la tribune. Chacun des favoris est arrivé séparément, entouré de ses propres supporteurs qui affichaient des tee-shirts bien identifiés (« La primaire, c’est Le Maire », « NouS les jeunes », « AJ ! 2017 »). Chacun a filé sans écouter l’autre. Et, contrairement à ce qui s’était passé un an plus tôt, MM. Juppé et Fillon n’ont pas partagé la même table au déjeuner. La campagne de la primaire a débuté et chacun la vivra en solitaire. Au moins jusqu’à l’entre-deux tours.
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Le « tout sauf Sarkozy », menace pour l’ex-président

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Le Monde | 31.08.2016 | Par Matthieu Goar et Alexandre Lemarié
Alain Juppé, François Fillon, Bruno Le Maire, Jean-François Copé… Ce week-end, les principaux rivaux de Nicolas Sarkozy pour la primaire à droite pour la présidentielle de 2017 avaient un point commun : ils ont tous ciblé l’ancien chef de l’Etat.
« Je refuserai toujours d’instrumentaliser les peurs, de flatter les bas instincts », a lâché Alain Juppé samedi, lors de sa rentrée politique à Chatou (Yvelines) pour dénoncer sa ligne à droite toute, avant que son allié, Jean-Pierre Raffarin, prévienne qu’« on ne gouverne pas avec la haine ». Plus virulent, François Fillon a rappelé le lendemain les ennuis judiciaires de M. Sarkozy, en demandant, lors de sa rentrée dans son fief de la Sarthe : « Qui imagine un seul instant le général de Gaulle mis en examen ? »
S’ils ne ménagent pas non plus le maire de Bordeaux, Bruno Le Maire et Jean-François Copé ont également réservé leurs principales flèches à l’ex-président de la République, dimanche. Le premier a dénoncé sur RTL « les discours toujours plus brutaux, qui se solderont inéluctablement par toujours plus de déceptions », alors que le second a lancé sur Radio J : « J’ai cru à la rupture en 2007, elle n’a pas eu lieu. » Les autres « petits » candidats – comme Nathalie Kosciusko-Morizet, Hervé Mariton ou Frédéric Lefebvre – ont eux aussi l’habitude de concentrer leurs critiques sur le perdant de 2012. La preuve qu’il existe, à droite, un vrai rejet de ce dernier, tant chez les responsables politiques que chez les électeurs. Le signe, aussi, que le « tout sauf Sarkozy »…
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Le « tout sauf Sarkozy », menace pour l’ex-président  

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Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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