Sarkozy, Cahuzac et le théorème de Pasqua

L’Obs – 06/09/2016 –
EDITO. Sarkozy, Cahuzac et le théorème de PasquaNicolas Sarkozy, lors d’un meeting des Républicains, le 25 août à Châteaurenard, dans les Bouches-du-Rhône. (LILIAN AUFFRET/SIPA)
Charles Pasqua avait théorisé un jour cette tactique : « Quand on est emmerdé par une affaire, il faut susciter une affaire dans l’affaire, et si nécessaire une autre affaire dans l’affaire de l’affaire, jusqu’à ce que personne n’y comprenne plus rien… »
Plus c’est gros, plus ça passe ! En matière d’affaires politico-financières, c’est bien connu, la meilleure défense c’est l’attaque. On en a encore eu un exemple cette semaine après la décision du parquet de Paris de renvoyer en correctionnelle Nicolas Sarkozy, dans le cadre de l’affaire Bygmalion. Le réquisitoire était à peine dévoilé que son avocat dénonçait « une manœuvre grossière » et ses lieutenants, « une décision très suspecte ».
Le choix des mots ne manque pas de sel. Car s’il y a bien quelque chose de grossier ou de suspect dans cette affaire, ce sont quand même les faits eux-mêmes ! Rappelons-les à ceux qui auraient la mémoire courte, sans rien préjuger de la responsabilité de tel ou tel : la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy n’a pas dérapé en 2012, elle a tout simplement pulvérisé le plafond autorisé par la loi.
Sarkozy : révélations sur les factures « oubliées » d’une campagne délirante
Selon l’enquête judiciaire, ce barnum digne d’une production hollywoodienne a en effet coûté le double de la limite fixée par le Code électoral. Ce n’est donc pas une paille ni même une poutre, mais une forêt tout entière qui intéresse aujourd’hui la justice.
lus c’est gros, plus ça passe ! En matière d’affaires politico-financières, c’est bien connu, la meilleure défense c’est l’attaque. On en a encore eu un exemple cette semaine après la décision du parquet de Paris de renvoyer en correctionnelle Nicolas Sarkozy, dans le cadre de l’affaire Bygmalion. Le réquisitoire était à peine dévoilé que son avocat dénonçait « une manœuvre grossière » et ses lieutenants, « une décision très suspecte ».
Le choix des mots ne manque pas de sel. Car s’il y a bien quelque chose de grossier ou de suspect dans cette affaire, ce sont quand même les faits eux-mêmes ! Rappelons-les à ceux qui auraient la mémoire courte, sans rien préjuger de la responsabilité de tel ou tel : la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy n’a pas dérapé en 2012, elle a tout simplement pulvérisé le plafond autorisé par la loi.
Sarkozy : révélations sur les factures « oubliées » d’une campagne délirante
Selon l’enquête judiciaire, ce barnum digne d’une production hollywoodienne a en effet coûté le double de la limite fixée par le Code électoral. Ce n’est donc pas une paille ni même une poutre, mais une forêt tout entière qui intéresse aujourd’hui la justice.

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Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
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