Indre – Bienvenue chez vous

La Nouvelle République 03/10/2016 05:46
Soixante-dix-neuf habitants de l’Indre, de vingt-sept nationalités différentes ont été naturalisés français entre août 2015 et mai 2016.
« La préfecture est votre maison », a rappelé Seymour Morsy, préfet de l’Indre, aux nouveaux naturalisés français du département, accueillis mercredi pour une cérémonie officielle.

NATURALISATIONS

Une cérémonie de naturalisation est toujours un moment fort en émotions. Celle qui a eu lieu mercredi dernier, à la préfecture de l’Indre, n’a pas dérogé à la règle. Soixante-dix-neuf ressortissants de vingt-sept pays ont reçu, officiellement, leurs titres de naturalisation, obtenus entre août 2015 et mai 2016. Tous n’étaient pas présents, mais la plupart de ceux qui ont pu faire le déplacement étaient accompagnés de leur famille. Belles robes et costumes étaient de rigueur, tant cette cérémonie revêtait de l’importance pour eux.
Nouveaux droits et devoirs
prefet_mayotte« Vous devenez des citoyens français. Généralement, on dit «  à part entière  ». Mais il n’y a pas de petite part, ou de grande part. Vous êtes entièrement français. » a souligné Seymour Morsy, qui assistait à sa première cérémonie de naturalisation en tant que préfet de l’Indre « La préfecture, c’est votre maison. C’est moi qui vous remercie de m’inviter chez moi », a-t-il plaisanté, avant de partager son « anecdote personnelle. Mon père, d’origine marocaine, passés ses 70 ans et quelque, était à votre place. J’étais Français avant lui. Les démarches ont duré cinq ans. »
Cinq années d’attente, et bien plus passées sur le sol français, comme beaucoup de personnes présentes à la cérémonie. « Je suis arrivée en 2004 en France, avec mon mari et mes enfants, raconte Aimée (*). Nous venons du Congo, et nous sommes réfugiés politiques. Nous sommes d’abord allés à Bordeaux, puis à Bayonne, avant d’arriver à Châteauroux, en 2006. » Problème : détentrice d’un diplôme validé en Russie, Aimée n’a pas pu obtenir d’équivalence. Alors, « j’ai dû faire des boulots, par ci, par là ». Hélas, elle n’avait pas assez d’heures de travail à son actif pour obtenir la nationalité par décret : « J’ai fait une première demande en 2009. J’ai attendu deux ans une réponse, qui a été négative. Et je ne pouvais pas refaire une demande avant deux ans. Mais je n’avais toujours pas de travail fixe. J’ai finalement refait une demande, fin 2013, après avoir obtenu un emploi à temps complet. J’ai reçu une réponse positive en novembre 2015. »
Si la naturalisation peut relever du parcours du combattant, pour d’autres, elle est plus simple. Comme Abla (*), Marocaine arrivée en 2007 à Châteauroux, mariée à un Français, qui n’a attendu qu’une année pour avoir sa naturalisation. « Mon mari est Français, mes enfants sont Français, toute ma famille est française. » Une famille solide qui l’a intégrée tout de suite. Pour preuve, même l’ex-compagne de son mari était là pour trinquer avec elle à cette nouvelle vie faite de nouveaux droits et devoirs.
 * Les prénoms ont été modifiés.
chiffres-clés
Parmi les 79 personnes naturalisées, 29 l’ont été par mariage : 16 originaires du Maghreb, 4 du reste du continent africain, 2 du continent américain, 2 Européennes, 3 du continent asiatique, 1 Comorienne et 1 Malgache.
Les 50 autres ont été naturalisées par décret : 13 du Maghreb, 19 du reste du continent africain, 5 Européens de l’ouest, 5 originaires des pays de l’Est, 1 Turc, 1 Comorien, 3 Malgaches, 1 Irakien et 2 Syriens.
Ils résident dans 18 communes du département : Châteauroux, Issoudun, Déols, Ardentes, La Châtre, Le Blanc, Les Bordes, Argenton-sur-Creuse, Chabris, Saint-Maur, Saint-Genou, Vatan, Paudy, Sainte-Lizaigne, Ségry, Pellevoisin, Montgivray et Le Poinçonnet.
Elodie Corvée

NATURALISATION

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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