92 % d’entre nous respirent un air trop pollué

Univers Nature – 06/10/2016 – Chris L L –
Pollution de l'air - Sud de Londres
Seulement 6 jours après la journée nationale de la qualité de l’air en France, un rapport publié le 27 septembre établit que 92 % de la population mondiale respire un air trop pollué selon les limites fixées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
À l’aide de données provenant de 3 000 lieux, principalement des villes, le rapport publié par l’université de Bath, au Royaume-Uni, souligne que la qualité de l’air ambiant pour les particules fines – dont le diamètre est inférieur à 2,5 microns – ne correspond pas à la limite établie par l’OMS, qui est d’une moyenne annuelle de 10µg/m3 (microgrammes par mètre cube).
Excepté le continent américain, toutes les régions du monde ont moins de 20 % de leur population qui vit dans des lieux où la qualité de l’air correspond aux normes de l’OMS. C’est en Méditerranée orientale, en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique occidental que les niveaux de pollution sont les plus élevés.
Quant aux causes, si le rapport explique que des tempêtes de sable, par exemple, ont un impact certain sur la qualité de l’air, il note surtout que la pollution de l’air extérieur est majoritairement causée par l’activité humaine.
Pour la directrice du département de santé publique à l’OMS, Dr Maria Neira, les solutions existent avec des systèmes de transport plus viable, une gestion des déchets solides, l’utilisation de combustibles propres par les ménages, l’essor des énergies renouvelables et la réduction des émissions industrielles.
Ce rapport alarmant montre la difficulté de la tache que les dirigeants du monde ont votée il y a un an, en septembre 2015. Ils décidaient alors, à l’ONU, de réduire nettement le nombre de décès et de maladies dus à la pollution de l’air d’ici 2030 – une tâche considérable quand 6,5 millions de décès, soit 11,6 % des décès mondiaux, en 2012 ont été associés à la pollution de l’air extérieur et intérieur. En France, la pollution atmosphérique se range derrière le tabac et l’alcool sur le podium des morts prématurées, avec 48 000 morts par an. Outre les effets sur la santé publique, le coût économique des particules fines est élevé, entre 20 et 30 milliards d’euros sont dépensés par l’état chaque année à cause des dommages sanitaires causés par ces particules.150715-pollution-france-deligne

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