Pr Romain Gherardi : « La grande menace des vaccins à l’aluminium »

Romain Gherardi, chef du Centre expert en pathologie neuromusculaire à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil et ex-directeur d’une unité de recherche de l’Inserm, n’a de cesse de combattre par ses recherches des croyances érigées en dogmes.  Il mène depuis vingt ans, avec une petite équipe, un travail exemplaire sur ce que l’on ajoute aux vaccins pour les rendre plus efficaces. Gherardi sait et répète que les vaccins ont sauvé des millions de vies, mais qu’en est-il des adjuvants ?  Là, il se heurte aux intérêts financiers du marché mondial du vaccin en pleine expansion.
Qu’est-ce que vos travaux sur l’action des adjuvants aluminiques dans les vaccins ont démontré ?
Je tiens d’abord à préciser que je ne suis pas du tout opposé au principe de la vaccination. Quant à mes travaux, ils révèlent trois erreurs fondamentales, trois croyances jamais remises en cause depuis les années 1920. Un : loin d’être éliminés rapidement par voie rénale, les particules aluminiques persistent dans le cytoplasme des cellules immunitaires. Deux : ils ne sont pas bloqués dans la zone d’injection, mais migrent vers les ganglions lymphatiques, la rate et peuvent pénétrer dans le cerveau. Trois : contrairement au dogme selon lequel « c’est la (haute) dose qui fait le poison », nos dernières expériences ont montré que ce sont les faibles doses qui sont neurotoxiques chez la souris. Voilà qui ouvre un vaste chantier : celui de la toxicologie des petites particules qui, chez des patients prédisposés (notre équipe a trouvé chez eux des gènes dits de susceptibilité), peuvent induire de graves effets.
Récemment, un rapport de l’Académie de pharmacie estimait que « même si certaines manifestations cliniques sévères ont pu être associées à des injections vaccinales, aucun lien de causalité n’a pu être établi, à ce jour, avec les adjuvants aluminiques… »
Les patients ayant une encephalomyélite myalgique, le syndrome associé à la myofasciite à macrophages (MFM), sont précisément des personnes dont le système immunitaire n’arrive pas à se débarrasser des microparticules d’adjuvants aluminiques. Le lien temporel entre sa survenue et l’injection de vaccins à base d’aluminium a été rapporté par les chercheurs dans au moins sept pays. La neuro-imagerie confirme nos hypothèses. C’est une maladie complexe, potentiellement dévastatrice, marquée par une fatigue, des douleurs musculaires et articulaires chroniques ainsi que des difficultés neurocognitives (atteinte de la mémoire visuelle, de la mémoire de travail et du sommeil). Exiger un niveau de preuve maximal sur le lien de causalité est une façon de noyer le poisson. Il faudrait pour cela une étude épidémiologique de très grande envergure dont le financement est systématiquement refusé. De même, nos budgets de recherche fondamentale ont été sciemment taris, si bien qu’il nous aura fallu 20 ans pour arriver à nos conclusions quand on aurait pu y parvenir en 5 ans !
Serait-ce que vous touchez à de gros intérêts financiers ?
Bien sûr ! En 15 ans, le marché mondial du vaccin a augmenté de 9 à 59 milliards de dollars. L’OMS prévoit que le chiffre d’affaires atteindra 100 milliards de dollars en 2025. En l’état, les adjuvants aluminiques, bon marché, permettent aux laboratoires de diminuer par six les doses d’antigènes présentes dans les vaccins qui, elles, sont bien plus coûteuses. On comprend leurs résistances ! Il faut savoir aussi que les experts mandatés par les agences sanitaires pour formuler un avis sur nos travaux ont tous des liens d’intérêts avec l’industrie des vaccins… Pensez que celle-ci prévoit de mettre sur le marché de 120 à 200 nouveaux vaccins. L’encéphalomyélite myalgique touche entre 1 et 2% de la population aux États-Unis. Aujourd’hui la lésion de myofasciite à macrophages persistante concerne une minorité de vaccinés, mais demain, avec la multiplication des injections vaccinales avec adjuvants aluminiques, une proportion très supérieure risque de développer ce syndrome.
Professeur Gherardi, qu’espérez-vous encore des autorités de santé de notre pays ?
Comme scientifique, je souhaite que soit pris en compte l’effondrement de plusieurs dogmes. il faut à l’évidence tout reprendre pour comprendre la diffusion des adjuvants aluminiques vers les organes lymphoïdes, la rate et le cerveau. Comme médecin, je souhaite que nos patients soient enfin reconnus et dédommagés. Comme citoyen, je souhaite que l’on sorte de la « coproduction de santé publique » imposée par les multinationales du vaccin, dont les agences sanitaires sont l’incarnation.
couv-rkg2Toxic Story – Deux ou trois vérités embarrassantes sur les adjuvants des vaccins
de Romain Gherardi, sortie 0tctobre 2016 / 256 p. /Actes Sud / 21 euros.
« Depuis quelques années, une défiance croissante envers les vaccins gagne la population. Des rumeurs alarmantes circulent sur leurs effets secondaires… Et les atermoiements des autorités politiques et sanitaires sur la toxicité de certains composants entretiennent l’inquiétude. Soucieux de casser ce cercle vicieux, Romain Gherardi lève le voile sur les principaux suspects : les adjuvants aluminiques, présents dans de nombreux vaccins.
Ce livre raconte son histoire, celle d’un professeur hospitalo-universitaire qui, par le plus grand des hasards, voit apparaître dans les années 1990 une pathologie inconnue. La myofasciite à macrophages, comme il l’a nommée, intrigue le monde de la santé autant qu’elle l’inquiète. Mais dès lors qu’il en a identifié la cause – les adjuvants aluminiques –, Romain Gherardi constate un revirement soudain. Articles scientifiques refusés. Financements taris. Réunions pipées. Le mot “vaccin” lui ferme toutes les portes. Il poursuit pourtant ses recherches, avec d’autant plus de persévérance que la pathologie présente de troublantes ressemblances avec d’autres syndromes jusqu’alors inexpliqués : le syndrome de fatigue chronique et le syndrome de la guerre du Golfe. Mais il a beau renverser les dogmes en vigueur – élimination rapide des adjuvants après la vaccination, innocuité de leur faible dose –, accumuler les éléments nouveaux, les autorités sanitaires et les industriels du vaccin persistent dans le déni, ou instillent le doute sur l’interprétation de ses résultats.
Toxic Story est une enquête scientifique sur les adjuvants et le récit d’un long dessillement : celui d’un médecin-chercheur qui a choisi le parti de la science. Le parti des patients. »

A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
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