Economie – La pantoufle, un « impôt » mieux appliqué : Entre 1993 et 2011, 37 anciens élèves de l’ENA ont réglé cette indemnité

L’ancien ministre de l’économie, Emmanuel Macron, doit payer cette indemnité due par les démissionnaires précoces de la fonction publique. La somme à verser s’élèverait, selon lui, à environ 50 000 euros.
Le Monde | 05.12.2016 | Par Bertrand Bissuel
C’est désormais effectif : Emmanuel Macron ne fait plus partie de la fonction publique. Un mois après avoir dit qu’il quittait définitivement l’Inspection générale des finances (IGF), sa démission a, comme le veut la procédure, été validée par un décret du président de la République, publié au Journal officiel du samedi 3 décembre.
L’ex-ministre de l’économie avait justifié un tel départ par le souci de l’« exemplarité ». Alors qu’il vient d’annoncer sa candidature au scrutin présidentiel de 2017, M. Macron veut, par là même, montrer qu’il renonce aux « protections » accordées « tout au long de la vie » par son ancien statut – notamment l’assurance d’avoir « un droit au retour permanent » dans le corps prestigieux où il a évolué de 2004 à 2008, après sa sortie de l’ENA.
D’autres personnalités politiques, qui avaient également débuté leur vie professionnelle dans la haute fonction publique, ont déjà agi de la sorte. Ainsi, Bruno Le Maire a mis fin, en 2012, à sa carrière de conseiller des affaires étrangères. Valérie Pécresse, elle, a rompu les amarres avec le Conseil d’Etat en 2015. Et Nathalie Kosciusko-Morizet a démissionné, la même année, du corps des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts.
Mais M. Macron se distingue de ces trois figures du parti Les Républicains sur au moins un point : il doit payer la « pantoufle », cette indemnité réclamée aux anciens élèves de grandes écoles qui n’ont pas servi l’Etat durant dix années, contrairement à l’engagement qu’ils avaient pris à l’issue de leur formation, gratuite et rémunérée. Elle correspond « au remboursement des frais de leurs scolarité » explique Emmanuel Aubin professeur de droit public à l’université de Poitiers …
Entre 1993 et 2011, 37 anciens élèves de l’ENA ont réglé cette indemnité
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