Loir-et-Cher – Blois : Les perles du palais (1)

La Nouvelle République 28/12/2016

PERLE JUSTICE 1

Au tribunal de Blois, certaines personnes ont le sens de la répartie… ou pas. Petite sélection des perles entendues cette année au fil des audiences.
Certaines déclarations des prévenus aux magistrats sont parfois inattendues ou déroutantes. Toute l’année, les journalistes de La Nouvelle République couvrent les audiences du tribunal de Blois. Voici le meilleur du pire, juste pour rire.
Vocabulaire. Un jeune homme de 25 ans comparaît pour des délits routiers. La présidente du tribunal lui dit que l’enquête de personnalité le décrit comme immature. « Immature, ça veut dire que je suis pas grand dans ma tête, c’est ça ? » « Oui, c’est ça ».
La faute au tribunal. Un père de 25 ans est jugé pour violences sur sa compagne et son bébé de 7 mois. Il a déjà été condamné pour des faits de violence. « Quand est-ce qu’on arrêtera de se voir pour des faits de violence Monsieur ? » lui demande la présidente. « Quand vous arrêterez de me convoquer ! »
Quel talent. Un homme est jugé pour des violences, menaces de mort et injures. Il écope de 4 mois avec sursis avec obligation de réaliser 70 heures de travail d’intérêt général. A l’annonce du jugement, il s’écrie : « Leur demandez pas de me faire balayer, j’ai d’autres talents ! »
Monopoly. Un homme est poursuivi pour abus de confiance, de faiblesse, blanchiment de fraude fiscale. La présidente relit ses déclarations en procédure. « Vous avez dit : «  C’était comme au Monopoly  ». Sans vouloir faire de mauvais jeu de mots, vous savez au Monopoly, y’a aussi la case prison ».
Trou dans le casier. La présidente du tribunal énumère les condamnations d’un prévenu, âgé de 35 ans, qui a déjà 21 mentions au casier. Des condamnations tous les ans, des fois plusieurs par an, sauf entre 2007 et 2010. « Entre 2007 et 2010, j’étais en prison », lui lance alors le prévenu. « Ah ben c’est pour ça qu’il y a un trou dans votre casier ! », lui répond la présidente.
Grosse descente. Le président revient sur les propos d’un prévenu qui indique que lorsqu’il était dans le Nord, il buvait 5 bouteilles de whisky par jour. « Cinq bouteilles ! s’étonne le président. Même pour le Nord, ça fait beaucoup. »
Dicton. Un trentenaire indique qu’il a reconnu sans difficulté consommer du cannabis et en détenir. Il lance au tribunal : « Faute avouée est à moitié pardonnée ! ». Malheureusement pour le prévenu, le dicton n’est pas écrit dans le code pénal…
(A suivre)

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
Cet article, publié dans Humour, Justice, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.