Expositions des enfants aux substances toxiques

Univers-Nature -14/11/2016 –  Marine
Bonbons
La pollution et les produits toxiques (possibles et certains) font de plus en plus parler d’eux. Les adultes sont exposés à de nombreuses substances, mais il est de plus en plus évident que les enfants sont ceux qui font le plus les frais de notre mode de vie actuel. Avec une sensibilité accrue aux perturbateurs endocriniens (selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire – Anses), une exposition plus grande à la pollution (ils ont une respiration plus rapide et intense), le fait que leur cerveau finisse de se former et un système immunitaire moins effectif que celui des adultes, les enfants ne sont néanmoins pas épargnés par les industriels.
Cet été, l’accent était sur les perturbateurs endocriniens. La proposition de réglementation de ceux-ci par le Parlement européen, jugée « extrêmement décevante » par Mme Royal et considérée comme incapable de protéger la santé publique par l’Endocrine Society, a permis un regain d’intérêt pour ces produits chimiques qui agissent sur les hormones. Bien qu’interdit depuis 2010 dans les biberons, les perturbateurs endocriniens restent présents dans les produits pour nouveaux nés et enfants (planche à langer, jouets).
image_18Néanmoins, c’est peut-être l’alimentation qui reste la plus préoccupante.
En septembre, le rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) établissait que l’alimentation des jeunes enfants (de moins de 3 ans) contenait une dizaine de substances préoccupantes pouvant présenter un risque sanitaire.
En 2012, une étude se penchait sur la toxicité du dioxyde de titane (E171), et tout spécialement de ses nanoparticules, qui sont très prisées par les industriels pour leurs propriétés physiques et chimiques. Présent dans de nombreux produits quotidiens, les sucreries et bonbons, consommés majoritairement par les enfants, contiennent le taux le plus élevé de dioxyde de titane. Classé comme « cancérigène possible » par le Centre international de recherche sur le cancer en 2006 (sous forme nanométrique, ou pas), les effets des du dioxyde de titane et des nanoparticules restent mal connus. Les nanoparticules inquiètent particulièrement les scientifiques quant à leur nocivité. Leur taille microscopique implique des conséquences sérieuses pour l’organisme, si toxicité il y a. Les barrières physiologiques qui protègent notre organisme n’en sont pas pour ces particules qui peuvent franchir, pour en citer quelques-unes, la barrière placentaire, hémato-encéphalique, cutanée et pénétrer au plus profond de notre organisme.
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Malgré la réglementation européenne de 2014, repoussée à fin 2015, qui exige la mention « nano » sur les produits qui en utilisent, les produits testés et positifs par l’association Agir pour l’Environnement* ne comportent pas de mention sur l’emballage.
* Agir pour l’Environnement a lancé un pavé dans la mare en dévoilant la présence de nanoparticules de titane et de silice, potentiellement toxiques, dans des produits alimentaires industriels vendus en supermarché. Des biscuits Napolitains LU, des chewing-gums Malabar, une blanquette de veau William Saurin, ainsi qu’un mélange d’épices pour guacamole de la marque Carrefour ont notamment fait l’objet d’analyses.
La dangerosité des nanoparticules
L’étude a été réalisée par le Laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE), à l’initiative de l’association Agir pour l’Environnement. La composition de plusieurs produits industriels a été analysée. Bilan : les chercheurs rapportent la présence systématique de nanoparticules malgré l’absence d’une signalisation claire sur les étiquettes des produits. Les nanoparticules (ou particules ultrafines (PUF)) sont des molécules mesurant quelques milliardièmes de mètre (entre 1 et 100 nm), 1 nanomètre étant 1 milliard de fois plus petit qu’un mètre. Leur taille infime leur confère la particularité de pouvoir s’immiscer très profondément dans l’organisme. Si les risques sanitaires des nanoparticules sont encore mal connus aujourd’hui, on sait toutefois qu’elles sont néfastes pour l’environnement et pour la santé en cas d’inhalation ou de pénétration via la peau, l’eau ou l’alimentation. Elles seraient notamment à l’origine de problèmes inflammatoires pulmonaires. (Diarium / juin 2016)

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