Royaume-Uni – Theresa May choisit un Brexit intégral

Le Royaume-Uni quittera le marché unique en même temps que l’Union européenne, a déclaré hier la première ministre britannique Theresa May, mettant fin aux spéculations sur un possible Brexit en douceur.

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Le Monde 18/01/2017
Le Brexit signifie la sortie du marché unique, a affirmé mardi la première ministre britannique Theresa May. Elle a défendu une rupture « claire et nette » avec l’Union européenne (UE) pour retrouver le contrôle de l’immigration.
Son discours a été salué par les eurosceptiques et a immédiatement fait remonter la livre sterling. Alors qu’elle a prévu de déclencher la procédure de divorce d’ici à la fin de mars, prélude à au moins deux ans de discussions, Mme May a également annoncé qu’elle soumettrait l’accord final au vote du Parlement, comme le réclamaient nombre de députés. Pour la première ministre, le maintien dans le marché unique de 500 millions de consommateurs est incompatible avec la priorité de Londres : la maîtrise de l’immigration. « Le message du peuple a été très clair : le Brexit doit permettre de contrôler le nombre d’Européens qui viennent au Royaume-Uni », a-t-elle souligné.
Lors du référendum du 23 juin, 52 % des Britanniques ont voté pour une sortie de leur pays de l’UE et beaucoup ont cité l’immigration comme l’une de leurs principales motivations. Cette volonté de sortie du marché unique rend « encore plus probable » le scénario d’un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Ecosse, qui a voté pour rester dans l’UE, a réagi la première ministre écossaise Nicola Sturgeon, qui estime que cela entraînerait une « catastrophe économique ».
Après des mois d’incertitude sur ses intentions, Mme May a dit son souhait d’un « nouveau partenariat équitable » avec l’UE, « pas un statut de membre partiel ou associé (…) qui (…) laisserait [le Royaume-Uni] à moitié dedans ou à moitié dehors », et a plaidé également pour un « nouvel accord » sur l’union douanière. Mme May a toutefois précisé qu’elle chercherait à « obtenir le plus grand accès possible » au marché unique, alors que 44 % des exportations britanniques sont allées vers l’UE en 2015.
Afin d’éviter un « changement trop brutal », elle a prôné la « mise en œuvre par étapes » d’un accord avec l’UE à l’issue des négociations de sortie. Les milieux d’affaires britanniques ont salué ce début de clarification, et ont toutefois insisté sur le fait que le plus dur reste à faire, à savoir sécuriser le meilleur accès possible au marché européen.

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