Afrique – Intervention en Gambie

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Appuyée par la Cédéao, une force ouest-africaine a lancé une intervention en Gambie jeudi pour faire partir l’autocrate Yahya Jammeh, qui dirige son pays d’une main de fer depuis vingt-deux ans. Le nouveau président gambien a été investi le même jour au Sénégal.

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Le Monde 20 janvier 2017
Gambie : dernière médiation, opération armée suspendue

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Des Gambiens fêtent l’investiture du nouveau président Adama Barrow, à Banjul, le 19 janvier 2017. STRINGER / AFP
L’impasse politique en Gambie s’est accentuée jeudi, alors que les troupes sénégalaises et de quatre autres pays d’Afrique de l’Ouest sont intervenues pour déloger Yahya Jammeh, qui dirige le pays d’une main de fer depuis vingt-deux ans et refuse de céder le pouvoir au nouveau président Adama Barrow, élu le 1er décembre 2016. The New York Times

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« Faute de pouvoir se rendre dans son pays pour des raisons de sécurité », Adama Barrow a donc choisi de prêter serment à l’ambassade de Gambie à Dakar (Sénégal), où sont arrivés hier de nombreux ambassadeurs africains et responsables d’organisations internationales pour assister à la cérémonie. Le Quotidien
Dans sa première allocution, le nouveau président a salué les Gambiens, « seuls artisans » de la transition démocratique et a demandé aux forces militaires de lui témoigner « leur loyauté », rapporte Jeune Afrique.
Partagés entre la crainte et la joie pendant plusieurs semaines précédant l’investiture, les Gambiens ont exprimé leur « jubilation » dans les rues jeudi, espérant que leur pays puisse entrer dans « une nouvelle ère démocratique », selon The Washington Post.
Près de 7 000 hommes sont mobilisés par les cinq pays engagés (Sénégal, Nigeria, Ghana, Togo, Mali) dans l’opération militaire lancée depuis le territoire du Sénégal hier. Entrées par plusieurs points du territoire gambien, les troupes africaines ont avancé sans rencontrer de résistance de la part de l’armée ou de la police.
Pour Yahya Jammeh, « le compte à rebours a commencé », constate Le Pays au Burkina. « La balle est maintenant dans le camp de l’organisation régionale dont les chefs militaires s’employaient à finaliser hier encore leur plan d’intervention (…). C’est dire si les heures à suivre seront longues et déterminantes pour l’issue de ce bras de fer. En attendant, la tension monte de tous les côtés, et l’objectif, jusqu’au bout, aura été d’éviter une confrontation de troupes. »
L’opération, baptisée « Restaurer la démocratie », lancée officiellement peu après l’investiture de M. Barrow et le vote unanime d’une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU, a été toutefois suspendue en fin de journée, jusqu’à vendredi midi, pour permettre une « dernière médiation » régionale, afin de convaincre M. Jammeh de partir en exil. Saisira-t-il cette dernière opportunité pour éviter une crise armée ?

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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