La revue médicale « Prescrire » déconseille l’utilisation d’une centaine de médicaments.

Le Parisien – 26/01/2017 –
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Illustration – La revue «Prescrire» recommande de se dispenser d’une centaine de médicaments  qu’elle juge dangereux.
Une centaine de médicaments à éviter pour des pathologies diverses. La revue médicale «Prescrire», considérée comme indépendante des laboratoires et des autorités administratives, publie ce jeudi une liste* de médicaments dont les bénéfices s’avèrent moins importants que les risques.
Ces médicaments plus dangereux qu’utiles concernent un registre de traitements divers : diabète, arthrose, allergies, maladie d’Alzheimer, nausées et vomissements. Cette liste noire, qui recense 91 médicaments, dont 82 vendus en France, à ne pas utiliser, à défaut de les voir retirer du marché, a été établie sur la base d’analyses publiées dans la revue au cours des années 2010 à 2016. Pour 2017, la revue a décidé d’inclure les médicaments autorisés dans l’Union Européenne, et analysés au cours de cette même période, qu’ils soit commercialisés ou non en France.
Un risque mortel avec certains décongestionnants
«La persistance des firmes à les commercialiser et l’inertie des agences du médicament qui tardent à les interdire totalement exposent les patients à des risques injustifiés», s’indigne la revue. A titre d’exemple, des médicaments contre le rhume, des décongestionnants comme la pseudoéphédrine, exposent à un risque de troubles cardiovasculaires graves voire mortels (poussées d’hypertension, AVC, troubles du rythme cardiaque). D’autres, utilisés pour soulager des maux de gorge ou des toux, comme le Muxol ou le Bisolvon, sans efficacité prouvée au-delà de celle d’un placebo, peuvent entraîner des réactions allergiques et des réactions cutanées graves, parfois fatales.
Sur la centaine de médicaments recensés seulement une dizaine a fait l’objet d’une suspension ou d’un retrait d’AMM (autorisation de mise sur le marché). «Des décisions prises beaucoup plus souvent par l’Agence française du médicament ANSM que par l’Agence européenne du médicament» (EMA), constate «Prescrire». Quant au déremboursement, c’est «un pis-aller» et «une parade» quand l’agence française se heurte à l’impossibilité de retirer un médicament autorisé au niveau européen.
* ©Prescrire 1er février 2017
« Pour mieux soigner, des médicaments à écarter : bilan 2017 » Rev Prescrire 2017 ; 37 (400) : 137-148. (pdf, accès libre)

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