Alain Juppé, alternative à François Fillon ? Retour sur quelques casseroles…

14365-100249601Alain Juppé a un passé judiciaire qu’il faut se rappeler :
– 1995, l’affaire de l’appartement
En juin 1995, Le Canard enchaîné révèle qu’Alain Juppé, à l’époque Premier ministre, a donné des ordres pour baisser le loyer de son fils Laurent qui occupe un appartement rue Jacob dont la ville de Paris est propriétaire. Dans la même rue, Alain Juppé occupe lui un appartement de 189 m2 pour un loyer anormalement bas et y fait réaliser des travaux de plusieurs millions de francs aux frais du contribuable.
Alain Juppé déménagera après une plainte pour « prise illégale d’intérêt » déposée par l’Association des contribuables parisiens fondée par le jeune Arnaud Montebourg.
– 1999, l’affaire des emplois fictifs de la ville de Paris
En 1999, Alain Juppé est mis en examen pour « abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux et prise illégale d’intérêt » dans le cadre d’une affaire de financement occulte d’emplois fictifs, pour des faits commis alors qu’il était secrétaire général du RPR (ancêtre de l’UMP) et maire adjoint de Paris (aux Finances).
Il est très lourdement condamné en première instance à 18 mois de prison avec sursis, 5 ans de privation de ses droits civiques, et 10 ans d’interdiction de se présenter devant des électeurs pour avoir, disent les juges, « trompé la confiance du peuple français » (peine réduite en appel, suite à des pressions elles-mêmes pénalement répréhensibles, de la part du Président de la République Jacques Chirac, et du Premier Ministre de l’époque Jean-Pierre Raffarin)
Relisons avec intérêt les propos de la Cour d’Appel : « Il est regrettable qu’au moment où le législateur prenait conscience de la nécessité de mettre fin à des pratiques délictueuses qui existaient à l’occasion du financement des partis politiques, M. Juppé n’ait pas appliqué à son propre parti les règles qu’il avait votées au parlement. »

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La retraite dorée d’Alain Juppé : la réforme pour nous, le jackpot pour lui !
 

Voici une des plus belles illustrations du mépris dont Alain Juppé fait preuve pour ses concitoyens. 
 
Fin 2002, juste avant que n’entre en vigueur la réforme mise en œuvre par ses amis au gouvernement, Alain Juppé fait valoir ses droits à la retraite d’inspecteur des finances alors qu’il n’a quasiment jamais exercé ce métier :  il existe une loi sur mesure qui permet aux inspecteurs des finances, tout en faisant carrière politique, de cotiser comme s’ils étaient encore en poste !
A 57 ans, Alain Juppé n’a pas laissé passer l’occasion de profiter de cette loi indigne. Pourtant, depuis longtemps, il explique à qui veut bien l’entendre qu’il faut allonger la durée de cotisation des fonctionnaires à 40 ans minimum et repousser l’âge du départ à plus de 60 ans. Mais ça, c’est pour les autres, pas pour lui !

La retraite d’Alain Juppé a été fixée à 3 654 euros par mois… auxquelles s’ajoutent les indemnités d’élu et de ministre. Ces indemnités cumulées sont néanmoins plafonnées à 7 775 euros, la retraite de fonctionnaire étant par contre pleinement cumulable.

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