Le Conseil d’État réclame le retour d’un vaccin DTPolio correspondant aux seules vaccinations obligatoires

francetvinfo – 09/02/2017 –
Le Conseil d’État s’est prononcé en faveur d’un retour du DTP sur le marché. Mais les laboratoires pourraient faire pression.
L’offre actuelle de vaccin ne permet pas de respecter la loi. Et le Conseil d’Etat donne six mois pour que cela change. Depuis 2008, impossible de vacciner son bébé avec seulement les trois vaccins obligatoires diphtérie, tétanos et polio. Les parents n’ont pas le choix. En pharmacie, seule une association de six vaccins est proposée . Dans le même produit, le DTP obligatoire et trois autres vaccins qui sont seulement recommandés (Coqueluche, Haemophilus influenzae (méningite) et Hépatite B). Alors que la loi française impose seulement trois obligations de vaccination des enfants de moins de 18 mois, aucun vaccin ne correspondant à ces seules obligations n’est commercialisé en France.
Une pétition de 2 300 parents a été remise à Marisol Touraine, la ministre chargé de la santé afin de prendre les mesures permettant de rendre disponibles des vaccins correspondant uniquement aux trois obligations de vaccinations. La ministre ayant refusé (!!), les demandeurs ont saisi le Conseil d’État.03-deba
De trois à six vaccins obligatoires ?
Une anomalie selon le Conseil d’État saisi par 2 300 parents. Le ministre est sommé de prendre des mesures pour rendre disponibles des vaccins correspondants aux seules obligations de vaccination. Une victoire pour le professeur Joyeux qui redoute néanmoins la réticence des laboratoires. « Ils vont essayer d’obtenir une loi pour exiger que les trois vaccins supplémentaires deviennent obligatoires », affirme-t-il. Ce mercredi soir, l’Agence du Médicament a été saisie pour qu’un vaccin DTPolio soit remis sur le marché. Mais la partie n’est pas terminée pour autant. Si les laboratoires pharmaceutiques refusent de le fabriquer (les nouveaux vaccins sont évidemment deux à sept fois plus chers que l’ancien devenu introuvable.), le gouvernement pourrait aussi changer la loi en passant de trois à six vaccins obligatoires…
Pourquoi le mélange de six vaccins pose-t-il problème ?
Les vaccins contre la coqueluche et l’hépatite B posaient principalement problème aux plaignants qui ont saisi le Conseil d’État. Le premier peut avoir de nombreux effets indésirables (fièvres, convulsions, allergies etc.) et son efficacité – aujourd’hui estimée à 95% – est soupçonnée de décroître avec le temps. Le second est également jugé efficace à 90% pour ceux qui ne sont pas déjà porteurs de la maladie, mais cette efficacité chute pour de nombreux type de patients : personnes âgées, alcooliques, atteints de défaillance rénale chronique etc. En outre, dans les années 2000, il a fortement été soupçonné d’être responsable de la sclérose en plaque. « Le vaccin qui a probablement laissé le plus de tracesnégatives  dans la tête des gens, c’est le vaccin contre l’hépatite B », pouvait-on lire en septembre dans un rapport de la London School of Hygiene and Tropical Medicine. Les deux vaccins – coqueluche et hépatite b – restent tout de même « recommandés » en France dans le calendrier vaccinal.

A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
Cet article, publié dans Santé, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.