Moins de pesticides sur les légumes, c’est possible !

Ouest-France – 11/02/2017 – Nathalie Tiers –
Le consommateur le réclame. Des solutions nombreuses ont à l’essai. Elles sont été présentées au Sival d’Angers, le salon des productions végétales.
La confiance s’érode
Avec le pain, les fruits et légumes font partie des aliments inspirant le plus confiance aux consommateurs. Mais ce sentiment a tendance à se dégrader en raison de l’inquiétude vis-à-vis des résidus de pesticides. D’après le baromètre annuel de l’interprofession Interfel, peu de consommateurs pensent que les producteurs ont réduit l’usage des ces produits. La plupart sont favorables aux techniques alternatives et à une réglementation  stricte sur l’usage des pesticides. L’information affichée du pays de production est également attendue.
Des systèmes économes en pesticides
sans-titreLa réduction de l’usage des produits de traitement est en marche grâce au plan Ecophyto, lancé à la suite du Grenelle de l’environnement en 2008. En 2016, 3 000 agriculteurs français étaient engagés dans des groupes « Delphy » afin de concevoir et tester des systèmes plus économes, y compris en production bio. Pour les cultures légumières, ces groupes montrent une baisse moyenne de 30 % de la consommation de pesticides. Pour cela, plusieurs leviers sont actionnés : la substitution des insecticides par des produits de biocontrôle contre les ravageurs, le désherbage mécanique plutôt que chimique, l’emploi de paillage plastique pour éviter les mauvaises herbes. Le choix des semences est également primordial car il existe aujourd’hui des variétés résistantes à certaines maladies.
D’autres pistes pour demain
En production biologique, de nouvelles pistes sont expérimentées en Pays de Loir. Pour favoriser les processus de régulation naturelle, des bandes enherbées sont installées autour des cultures pour héberger araignées prédatrices, carabes ou autres staphylins : toute une biodiversité capable de concurrencer a mouche de la carotte, un ravageur redoutable. Il est aussi possible d’empêcher la mouche d’approcher des carottes à l’aide d’une barrière de chanvre haute de 1,80m. En principe, l’insecte ne vole pas au-dessus de 1,20m et l’odeur forte du chanvre peut la perdre.
Les spécialistes du maraîchage bio cherchent aussi des solutions cotre les pucerons du concombre. Ils testent les « plantes de service » comme l’orge pour favoriser leurs prédateurs; l’association avec une culture de tomates pour son rôle de barrière olfactive; et même la diffusion d’huiles essentielles !
Ces essais montrent des résultats encourageants mais qui demandent à être confirmés avant de pouvoir être vulgarisés chez les maraîchers.dans-les-choux

A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
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