Le bien-être au travail… c’est possible !

Ouest-France – 05/03/2017 –Christel Marteel –
Florelle était sceptique au début, elle est maintenant enthousiaste.Florelle était sceptique au début, elle est maintenant enthousiaste. | Jérôme Fouquet
Inventé par un ingénieur américain, le métier de « chief happiness officer » (CHO) ou… directeur du bonheur, émerge en France. À Nantes, la société Intuiti a importé le concept.
Le concept peut paraître farfelu. Et pourtant. De nombreuses études ont déjà montré la corrélation positive entre le plaisir que les salariés éprouvent au travail et leur performance.Créée il y a treize ans, la société de communication digitale Intuiti, basée à Nantes, l’a bien compris. Depuis quatre ans, Florelle Moire en est la « CHO ».
« Au départ, j’ai été embauchée comme assistante de direction. Mon poste a évolué après que l’un des associés d’Intuiti a visité Google dans la Silicon Valley. Il y a rencontré un CHO et trouvait le concept novateur et intéressant. Moi, j’étais un peu sceptique parce que je ne me sentais pas responsable du bonheur des gens ! » se souvient-elle…
Aujourd’hui, non seulement elle assume son rôle, mais elle le revendique. Ses missions sont multiples : elles vont de la communication interne à la bonne tenue des locaux, de l’organisation d’évènements festifs, au séminaire annuel, en passant par l’accueil des clients et l’accompagnement de nouveaux salariés… « J’ai une place centrale dans l’entreprise. Je veille à ce que tout se passe bien pour la vie en communauté et aussi à destination des clients« . explique-t-elle.
Comme à la maison ?  Tout commence par un environnement de travail agréable. Chez Intuiti, il a été conçu par des architectes d’intérieur. Du bois pour le côté chaleureux, des couleurs feutrées, des canapés, une cuisine comme à la maison, des photos joyeuses de l’équipe ou des petits mots au mur et des post-it colorés avec des idées annotées. Pour les moments de détente, il y a un baby-foot, une PlayStation, un panier de basket… tout un tas de petits détails qui n’en sont finalement pas et qui font que l’on se sent bien.

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Mais contrairement aux apparences, tout le monde bosse ! Depuis sa création en 2004, Intuiti a augmenté son portefeuille clients, son nombre de salariés, et son chiffre d’affaires atteint aujourd’hui 3 millions d’euros. Autre signe de bonne santé, les arrêts maladies sont rares et le turn-over (taux de rotation du personnel) est quasi inexistant. « Pour les générations passées, la question du bien-être dans l’entreprise ne se posait pas. Or l’humain doit avoir une part fondamentale. Toutes les boîtes ne peuvent pas forcément créer ce type de poste, mais tout le monde peut avoir de la bienveillance. Plutôt qu’un phénomène de mode, il faut que ce soit une prise de conscience », estime Florelle Moire.
Énergie positive
Cette conception de ce que peut être la vie en entreprise concerne encore principalement les sociétés jeunes, notamment celles tournées vers les nouvelles technologies. « L’objectif est de créer le moins de frustration possible entre le boulot et la vie privée » ajoute Florelle Moire. Certes, les sceptiques continueront peut être encore à poser un regard dubitatif sur la méthode. Certains se demanderont si ce n’est pas bien sérieux de s’arrêter pendant une heure pour jouer à la PlayStation ? De manipuler les Lego pendant une réunion ? De faire une petite sieste après déjeuner ? De prendre une douche au bureau après le sport ? Ou travailler de chez soi si on a un enfant malade ? « Personne n’est capable de travailler huit heures par jour cloué sur sa chaise en étant concentré du début à la fin. L’important pour l’entreprise, c’est que le travail soit bien fait. Cela a aussi un impact sur les clients et les relations que l’on établit avec eux« .
Insuffler une énergie positive pour tirer le meilleur de chacun et faire prospérer l’entreprise, c’est le credo d’Intuiti, qui en inspirera peut être d’autres. img_0604

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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