L’Australie torpille toute politique du climat

Ouest-France – 11/03/2017 – C. G. –
Un institut du climat qui ferme,un conseiller environnement proche du lobby minier… Les écologistes sont désespérés.

La Grande Barrière de corail australienne victime des changements climatiques

C’est un rituel. Tous les cinq ans, le gouvernement australien commande un rapport sur les effets du changement climatique. Des experts indépendants listent les menaces, recommandent des mesures…
Il vient de tomber entre les mains du ministre de l’Énergie, Josh Frydenberg, également chargé de l’environnement qui a déclaré : « Il y a encore de nombreux efforts à faire si l’on veut atteindre les objectifs fixés par la Cop21 à Paris. L’Australie doit se préparer à mettre en place une réponse coordonnée, complète, bien financée et à long terme… »
Ce commentaire a fait hurler de rire (jaune), John Connor, le directeur de l’Institut du climat. Il vient d’annoncer à la chaîne ABC que son institution devait « fermer ses portes, en juin, après une décennie de bon travail« , faute de financements. « Toutes nos demandes d’aides adressées au Premier ministre Turnbull sont restées lettre morte ! »
La déclaration de Frydenberg a aussi laissé coi l’activiste de 350. org, Charlie Wood. Il a révélé hier que le nouveau conseiller climat de Turnbull pointait auparavant , « dans le plus gros lobby du charbon, the Minerais Council of Minerals ».
« C’est une tragédie« , a estimé Clive Hamilton. Cet ancien directeur de la principale agence gouvernementale du pays avait rongé son frein sous l’ère précédente du climatosceptique Tony Aboot et tout misé sur Turnbull, élu en 2015. Il a démissionné sur le champ, lorsque le dirigeant tant attendu a parlé de « charbon propre !« . Jeudi, désespérés, les écologistes australiens ont parcouru 17 000 km pour réclamer l’aide de l’Unesco, à Paris. La Grande Barrière de corail se meurt dans l’indifférence.

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