En Vrac – Europe : Pays-Bas / Turquie / Royaume-Uni

Le Monde 14/03/2017
Raidissement diplomatique entre la Turquie et l’UE. La Turquie, furieuse de voir ses ministres privés de rassemblements électoraux en Europe, a encore durci le ton contre l’UE, refusant le retour à Ankara de l’ambassadeur néerlandais, Kees Cornelis van Rij, et accusant la chancelière allemande, Angela Merkel, de « soutenir le terrorisme ». Les Pays-Bas sont dans le viseur du président turc, Recep Tayyip Erdogan, après leur décision d’empêcher deux ministres turcs de participer sur le sol néerlandais à des réunions en sa faveur avec la diaspora turque, avant un référendum sur le statut présidentiel. Après avoir qualifié les dirigeants néerlandais de « nazis », Ankara a suspendu ses relations au plus haut niveau avec les Pays-Bas.
Campagne virulente aux Pays-Bas. Le face-à-face télévisé entre le premier ministre néerlandais, Mark Rutte, et son rival « antisystème », Geert Wilders, s’est conclu lundi par un affrontement virulent sur l’avenir du pays. « Je veux que les Pays-Bas soient le premier pays à mettre un terme au mauvais populisme », a déclaré M. Rutte, évoquant le Brexit et l’élection présidentielle aux Etats-Unis. « On peut dire que ces élections sont les quarts de finale pour essayer d’empêcher le mauvais populisme de gagner », avait-il affirmé. « Les demi-finales sont en France en avril et mai et, ensuite, la finale en Allemagne en septembre. » Mais « je ne joue pas des quarts de finale », a rétorqué Geert Wilders au terme du débat, « je joue une finale, une finale contre les menteurs, contre les législateurs »
Royaume-Uni : les députés votent la loi de déclenchement du Brexit. Les députés britanniques ont approuvé lundi la loi autorisant le gouvernement britannique à activer l’article 50 du traité de Lisbonne qui déclenchera le divorce d’avec l’Union européenne. La Chambre des communes a rejeté les deux amendements introduits par la Chambre des lords, la chambre haute du Parlement britannique, qui doit maintenant donner à son tour son accord final à la loi
Turquie « Le résultat sera non, parce que des questions ont été soulevées même parmi les électeurs de l’AKP [le Parti de la justice et du développement, au pouvoir] » Dans un entretien à l’Agence France-Presse, Kemal Kiliçdaroglu, président du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), s’est dit convaincu lundi que ses compatriotes turcs voteraient non au référendum constitutionnel du 16 avril. La réforme souhaitée par le pouvoir au nom d’un exécutif fort instaurerait un régime présidentiel, qui supprimerait le poste de premier ministre et permettrait à Recep Tayyip Erdogan de se maintenir en théorie jusqu’en 2029. Ses détracteurs y voient une dérive accélérée vers l’autoritarisme et la fin de la démocratie.

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Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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