Turquie – résister, par tous les moyens : « Montrer que nous ne nous résignons pas »

A l’approche du référendum voulu par le président turc Recep Tayyip Erdogan sur les pouvoirs présidentiels, le 16 avril, la société civile se mobilise en multipliant les actions originales.
LE MONDE | 26.02.2017  Par Marc Semo (Ankara, Istanbul, envoyé spécial)

Le non (« hayir » en turc) au référendum, prévu le 16 avril, s’affiche dans les rues de Kadiköy, bastion historique de la gauche stambouliote. KENZO TRIBOUILLARD / IP3
Ils ont baptisé leur mouvement les « Sans-campus » (Kampüssüzler). « Comme il y a les sans-papiers, les sans-domicile-fixe… et les sans-culottes ! », précise dans un grand rire Ahmet Kerem Gültekin qui, il y a quelques mois encore, enseignait l’anthropologie à l’université Munzur, à Tunceli, au cœur de l’Anatolie. Des amis l’ont contacté un matin pour le prévenir que son nom figurait sur l’une des ordonnances mises en ligne par le gouvernement turc, établissant une nouvelle liste « d’exclus de la fonction publique ».
Conséquence : Ahmet ne peut plus travailler, ne serait-ce comme serveur dans un restaurant. « N’importe quel employeur, en enregistrant mon numéro de sécurité sociale, peut voir que j’ai été licencié dans les purges qui ont suivi le coup d’Etat raté de juillet, explique le jeune chercheur. Pour eux, m’embaucher signifierait devenir suspects à leur tour. »
Privé de passeport comme la plupart des proscrits, il ne peut non plus s’exiler ni travailler dans une université étrangère. Condamné socialement à n’être qu’« un mort-vivant », Ahmet Kerem Gültekin a réagi en animant des cours alternatifs, avec une poignée d’anciens collègues, au dernier étage d’un café de Kadiköy, sur la rive asiatique du Bosphore. Démocrate convaincu, le gérant de cet établissement offre un toit, le thé et le petit-déjeuner aux « Sans-campus » pour des leçons hebdomadaires.
« Horde d’universitaires »
En ce lundi de février, le cours de la sociologue Tul Akbal porte sur « la politique de la ville ». La semaine suivante, un de ses collègues – lui aussi victime des purges – abordera la thématique du « genre ». Le projet des « Sans-campus » est autant pédagogique que politique : « Lutter contre la fragmentation des savoirs et redéfinir les liens entre les sciences sociales, les sciences naturelles, l’art, la littérature », clame leur manifeste.
Dans l’arrière-salle du café s’entassent une trentaine d’étudiants. Studieux, concentrés, ils assistent aux cours prodigués par leurs ex-professeurs, tout en poursuivant leur cursus à l’université. Le « crime » de Tul Akbal, d’Ahmet Kerem Gültekin et de nombre de leurs pairs, est de figurer parmi le millier de signataires d’un « appel pour la paix », lancé le 11 janvier 2016, qui dénonçait les opérations de l’armée turque dans le sud-est du pays contre la rébellion kurde, qualifiées de « massacre délibéré et planifié, en totale violation des lois turques et des traités internationaux signés par la Turquie ».
Ils furent fustigés par Erdogan comme étant une « horde d’universitaires crachant sa haine sur le peuple turc » et certains aussitôt sanctionnés, notamment dans de petites et très conservatrices universités de province.
Epuration massive
Avec l’état d’urgence instauré au lendemain du coup d’Etat avorté, le Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur et au pouvoir depuis 2002) a organisé une épuration massive de la fonction publique. Quelque 130 000 fonctionnaires – dont plus de 30 000 enseignants du primaire et du secondaire, ainsi que 4 500 universitaires – ont ainsi été limogés. Quelque 44 000 personnes ont été arrêtées, dont 6 500 militaires et près de 2 500 juges et procureurs.
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Ils ont été sanctionnés pour leurs liens supposés avec la confrérie islamiste de Fethullah Gülen, longtemps alliée de Recep Tayyip Erdogan avant de devenir son implacable adversaire, aujourd’hui accusée d’avoir organisé le putsch. Le pouvoir a aussi profité de l’état d’urgence pour s’en prendre à tous ceux qu’il suspectait de complicité avec la rébellion kurde du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en lutte armée contre Ankara depuis 1984. Douze des 59 députés du Parti démocratique des peuples (HDP, prokurde, troisième force du Parlement), dont ses deux coprésidents Selahattin Demirtas et Figen Yüksekdag, ont été arrêtés, ainsi que près de 3 000 cadres locaux. La mise au ban des « pétitionnaires » est devenue systématique.
« Aujourd’hui, la majorité de gens sont effrayés et se taisent, mais il en reste encore qui n’ont pas peur d’agir », affirme la sociologue Tul Akbal. Les résistances de la société civile, pour limitées qu’elles soient, sont bien réelles. D’autant que, selon les sondages, la victoire de Recep Tayyip Erdogan au référendum prévu le 16 avril sur une réforme constitutionnelle instaurant une « hyperprésidence », est loin d’être acquise. « Même dans le camp conservateur sunnite et nationaliste qui, depuis bientôt quinze ans, assure les succès électoraux d’Erdogan, certains s’inquiètent de cette excessive concentration de pouvoirs entre les mains d’un seul homme », relève l’universitaire Ahmet Insel, auteur, notamment, de La Nouvelle Turquie d’Erdogan (La Découverte, 2015).
« Une surprise n’est pas exclue »
Certes, la campagne n’a pas encore commencé et, de surcroît, ne se déroulera pas dans des conditions normales – en particulier dans les zones à majorité kurde du Sud-Est en raison de l’état d’urgence. Les partisans du non n’ont pas non plus accès aux grandes chaînes de télévision qui, dans leur quasi-totalité, sont contrôlées par des hommes d’affaires proches du pouvoir. Les médias indépendants ont pour la plupart été fermés après le coup d’Etat avorté de juillet 2016.
« La république hyperprésidentielle que veut imposer Erdogan va polariser plus encore la société turque, alors qu’elle aurait besoin, au contraire, d’un système pluraliste et décentralisé où toutes ses composantes peuvent se reconnaître », souligne Mithat Sancar, professeur de droit constitutionnel et député du HDP. Il relève cependant qu’« une surprise n’est pas exclue, comme en 1983, lors des élections qui avaient suivi le coup d’Etat militaire : le parti créé de toutes pièces par l’armée pour reprendre en main le pays, et donné largement favori, avait été battu ».
A la mi-février, plusieurs instituts de sondage turcs évoquaient encore un non qui l’emporterait d’une courte tête. « Cet espoir alimente ces mouvements, analyse Jean-François Pérouse, géographe et directeur de l’Institut français d’études anatoliennes (IFEA). Mais il s’agit aussi d’un phénomène plus profond, porteur d’une grande utopie créatrice, qui se développe comme une véritable contre-société dans tous les interstices utilisables de liberté. »
De guerre lasse
Affiche appelant à voter « non au référendum du 16 avril, et à la restauration d’une université démocratique à Kadikoy, le 22 février. KENZO TRIBOUILLARD / IP3
Les formes que prennent ces résistances sont multiples. Congédiée en janvier de son poste d’enseignante du secondaire, Betul vient chaque après-midi tenir un sit-in de protestation dans la principale rue piétonne de Kadikoy. Une de ses collègues d’Ankara, Nuriye, s’adonne au même rituel depuis décembre 2016 au carrefour de Kizilay, au cœur de la capitale. Les premiers jours de ces sit-in, l’une comme l’autre ont été traînées au poste de police, ce qui ne les a pas dissuadées de récidiver dès le lendemain. De guerre lasse, les forces de l’ordre ont laissé faire…
D’autres contestataires se sont lancés dans des expériences alternatives. « Beaucoup réalisent, sans même avoir été limogés, qu’il est impossible de travailler comme avant, à l’université ou dans les médias, et qu’il faut inventer d’autres formes d’expression », explique Sanem Avci, jeune chercheuse en science politique de l’université d’Ankara.
Des groupes politiques informels, indépendants des partis traditionnels de l’opposition, inventent des formes originales d’action. Nombre de télévisions fermées par les autorités ont ainsi ressurgi sur Internet, pour des reportages en direct. Ces mouvements ne concernent cependant que la gauche et la mouvance pro-kurde. Ceux qui ont été chassés de l’enseignement pour de supposés liens avec Gülen se terrent, quand ils n’ont pas été emprisonnés. « Je n’ose même pas dire à mes voisins que j’ai été chassé de l’université, et je fais comme si j’allais encore travailler », raconte l’un d’eux.
« Montrer que nous ne nous résignons pas »
Au siège de la branche enseignement supérieur du syndicat Egitim-Sen, situé au cœur d’Ankara, la grande salle est comble. En cette fin d’après-midi de février, tous sont venus écouter une conférence organisée sur le thème « Etat d’urgence et démocratie ». Le principal orateur – un juriste réputé – est toujours en fonction à la faculté d’Ankara. Les deux autres ont été limogés.
Dans le public se pressent quelques étudiants, surtout des universitaires. « Ces conférences sont une manière de montrer que nous ne nous résignons pas », assure Mesut Firat, secrétaire général de ce syndicat d’enseignants marqué à gauche et ciblé par le pouvoir pour sa résistance à l’islamisation croissante de l’éducation nationale. Egitim-Sen est aussi le seul syndicat à verser à ses membres destitués une indemnité forfaitaire de soutien de quelque 2 000 livres turques par mois (500 euros), correspondant au deux tiers du salaire d’un jeune assistant – mais à moins du quart de celui d’un professeur. Cette caisse de solidarité est alimentée aussi bien par les autres adhérents que par des dons de confédérations syndicales européennes.
« Il faut être lucide : ces actions de protestations ne constituent pas un mouvement de masse », dit Ömer Ulusoy, jeune enseignant en littérature française qui figure sur la dernière liste en date, début février, de proscrits, en compagnie de 330 autres universitaires, dont certains de grand renom. « Ces actions, poursuit-il, ne touchent que les enseignants les plus politisés… Mais quelque chose est en train de naître. » Certaines mairies veulent également monter leurs propres « académies » de résistance.
Happening provocateur
Ainsi celle de Kadikoy, l’une des rares municipalités d’arrondissement tenues par le Parti républicain du peuple (CHP, principale force de l’opposition de gauche) au sein de l’agglomération du « grand Istanbul », gérée depuis plus de vingt ans par les islamo-conservateurs. « L’idée nous était venue il y a plusieurs mois – avant les purges –, tant l’étau se resserrait sur les libertés universitaires, explique l’un des responsables de la municipalité. Le problème, c’est que les professeurs limogés ne peuvent pas être embauchés – même de façon contractuelle – dans le secteur public, et ne peuvent donc pas être rémunérés. Cela complique les choses. » Il ajoute en souriant : « D’une manière ou d’une autre, on s’arrangera. »
D’autres enseignants ont opté pour des formes de protestation plus radicales. « La rue est le lieu où le pouvoir exerce sa terreur, en réprimant toutes les manifestations. Pour casser cette peur, il nous faut reprendre possession de la rue, même symboliquement, pour quelques instants », assure Yasin, ex-assistant de sociologie à Ankara, qui, avec une dizaine d’autres enseignants limogés, a organisé une « Académie de la rue » (Sokak Akademisi).
Le premier cours, intitulé « Hégémonie contre hégémonie », fut improvisé en décembre 2016 dans le petit Kugulu Park, au centre d’Ankara. Des affiches et les réseaux sociaux avaient rameuté une cinquantaine de personnes pour cette prise de parole, qui, en raison aussi du froid glacial, avait duré moins d’une demi-heure. La police avait pris des photos mais n’était pas intervenue. Depuis, l’initiative se poursuit dans les parcs et sur les places de quartiers fiefs de l’opposition. On y parle de Brecht ou de théories du complot. Manifestement, cela dépasse l’entendement de la majorité des passants, mais qu’importe.
La prise de parole, le happening créatif et provocateur « pour mettre la laïcité et les valeurs républicaines à nouveau dans la rue » sont aussi le mode d’action privilégié des « Maisons du peuple » (Halkevleri), un mouvement jadis lié au CHP mais qui, désormais, ne se reconnaît plus en aucun parti, tout en restant nettement ancré à gauche. L’une de leurs récentes actions d’éclat a consisté, fin 2016, à briser l’omerta imposée par le pouvoir sur l’atroce mise à mort de deux soldats turcs faits prisonniers à Al-Bab en Syrie par l’organisation Etat islamique (EI) qui les a brûlés vifs.
« Mobiliser au-delà des partis »
Ces jeunes activistes sont désormais en première ligne dans la bataille pour le non au prochain référendum. Sur le mur de leur siège, dans le centre de la capitale, une affiche montre un turban coiffant un visage vide, excepté une petite moustache, qui pourrait aussi bien être celle d’Erdogan que celle d’Hitler. Avec ce slogan : « 80 millions d’individus ne peuvent être soumis à la volonté d’un seul ».
« Nous tentons de mobiliser la société civile au-delà des partis, en montrant qu’il y a un lien direct entre le combat pour la laïcité et celui contre l’instauration d’un régime ultra-présidentiel », explique Dilsat Aktas, jeune leader des « Maisons du peuple ». Ces activistes ont repris le flambeau de ce mouvement créé en 1932 par Mustafa Kemal, le fondateur de la République, pour en enraciner les principes dans la population. « A l’époque, la laïcité fut imposée de force à une société largement réticente : ce fut une erreur. Mais, face au discours des islamistes sur l’Oumma [« Communauté des croyants »], elle reste le fondement de la citoyenneté républicaine pour unir tous les habitants de ce pays », explique la jeune femme.
« Pour casser la peur, il faut reprendre possession de la rue, même pour quelques instants »
La force des Halkevleri réside dans leur travail de terrain, notamment dans les quartiers les plus pauvres. « Nous travaillons pour les gens et avec les gens, comme les islamistes, et c’est pour ça qu’ils nous haïssent », dit un jeune militant. Leurs actions sont filmées et mises en ligne. Ils s’activent aussi dans la campagne pour le non avec des organisations professionnelles telles que l’ordre des ingénieurs, celui des architectes et les barreaux, traditionnellement en première ligne dans ces combats républicains.
Réseaux sociaux et nouvelles télévisions sur Internet
Les réseaux sociaux et, plus encore, les nouvelles télévisions sur Internet sont la caisse de résonance de ces résistances multiformes. Il suffit d’un bon smartphone et d’une application telle que Periscope. Avec son logo représentant un écran de télé cadenassé, Haber sizsiniz – jeu de mots signifiant à la fois « vous êtes sans information » et « vous êtes l’information » – en est l’un des emblèmes.

Asli Erdogan, participe à une cérémonie en mémoire à un journaliste, devant le journal arménien « Argos », le 19 janvier, à Istanbul. OZAN KOSE / AFP
Il ne s’agit pas d’émissions régulières, mais d’opérations ponctuelles lors d’événements : en direct, depuis l’entrée du tribunal où vient d’être remise en liberté provisoire l’écrivaine Asli Erdogan ; depuis la rédaction du quotidien Cumhuriyet, quelques heures après l’arrestation de son nouveau directeur, Murat Sabuncu, qui avait pris la succession de Can Dündar, réfugié à Berlin, et de neuf autres poids lourds du journal dont l’éditorialiste politique étrangère Kadri Gursel.
« De plus en plus de télévisions sont fermées. Beaucoup estiment que, pour avoir de la vraie information, il faut désormais la chercher soi-même, voire la créer », explique Ayse Gül Dogan, journaliste vedette d’IMC, la télévision proche du mouvement kurde, qui fut interdite le 4 octobre 2016. Trois semaines plus tard, Mme Dogan était en plateau, depuis un petit café d’Ankara, pour la première émission en direct d’Haber sizsiniz.
D’autres anciens d’IMC ont créé Webiz : un ordinateur et deux chaises en plastique blanc. Le studio est installé dans une petite agence de publicité. L’objectif est de créer au moins deux rendez-vous quotidiens d’une heure. Une gageure, car Webiz ne compte que deux salariés. Les autres sont des bénévoles, pas toujours disponibles. « Le pouvoir nous laisse vivre sur le Net parce que nous ne touchons qu’une infime partie de la population, celle qui est habituée aux réseaux sociaux », constate Utku Zirig. Ce dernier espère néanmoins faire de Webiz une référence, comme l’est déjà Medyascope, la pionnière et le modèle.
Sur le fil du rasoir
« Nous ne sommes pas une télévision de résistance, nous ne sommes pas des militants, nous restons avant tout des journalistes qui veulent exercer leur métier », explique le fondateur de Medyascope, Rusen Cakir, éditorialiste de renom et auteur de plusieurs ouvrages de référence sur l’islamisme politique turc. Las d’une censure, et surtout d’une autocensure, de plus en plus étouffantes dans les grands médias dont il était l’une des vedettes, il décida en 2015 de se lancer dans cette aventure en s’installant dans un ancien hangar, au milieu d’un quartier de réparateurs de voitures en périphérie d’Istanbul. Des aides de l’Union européenne et de fondations, notamment allemandes, lui ont permis de démarrer.
La notoriété du Rusen Cakir assure à ses éditoriaux un public fidèle. Rapidement, Medyascope a trouvé sa place, forum de libre expression dans un système audiovisuel toujours plus étroitement repris en main par les autorités. Universitaires, spécialistes en tous genres, députés d’opposition interdits de parole dans les autres médias trouvent là une tribune avec des débats très ouverts.
Aujourd’hui Medyascope emploie environ 30 techniciens et journalistes, dont la plupart ont débuté ici. Ils se savent sur le fil du rasoir. A n’importe quel moment la télévision peut être fermée, comme elle le fut pendant seize heures après la tentative de coup d’Etat de juillet 2016.
Un jeune reporter, qui fait ses débuts à Medyascope, résume : « Face à la résignation de tous ceux qui prétendent que rien n’est possible, nous avons montré qu’il était encore possible d’agir. » Reste à savoir jusqu’à quand. Tous s’inquiètent de l’après-référendum. Si le oui gagne, le président Erdogan sera doté des pleins pouvoirs et ces derniers espaces de liberté, déjà en sursis, risquent de disparaître. Même si le non l’emporte. Car le sultan ébranlé, qui n’a nulle intention de démissionner, pourrait alors décider de prendre sa revanche.
Voir aussi :   Notre cartographie sur Istanbul, où régime et opposition s’affrontent
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Marc Semo (Ankara, Istanbul, envoyé spécial) Journaliste au Monde

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Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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