Au fil de l’Histoire : Ça s’est passé un … 20 mars

Le 20 mars 1811

naît François Charles Joseph Bonaparte, au palais des Tuileries, Roi de Rome, prince impérial et héritier de l’Empire français (1811-1814)

Dans l’un de ses poèmes, Victor Hugo le surnommera « l’Aiglon ». Fils de l’empereur Napoléon Ier et de Marie-Louise d’Autriche.
Le 20 mars 1811, les vœux de Napoléon sont comblés : Marie-Louise d’Autriche le rend père d’un héritier qu’il a tant désiré, car c’est pour l’obtenir qu’il a divorcé de Joséphine de Beauharnais. Après l’accouchement difficile de Marie-Louise d’Autriche, sa naissance est annoncée par cent un coups de canon dans Paris.

L’enfant reçoit aussitôt le titre de roi de Rome, une manière de rappeler au pape Pie VII que la Ville éternelle n’est que le chef-lieu de l’un des 130 départements de l’Empire.

Napoléon Ier décida de donner la plus grande solennité au baptême de son fils dont le cérémonial fut repris de celui ayant servi pour le baptême de Louis Joseph, premier dauphin de France de Louis XVI. Le baptême a lieu le 9 juin 1811 à la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Napoléon II – L’enfant tardif d’un « météore »

Rétrospectivement, on peut évaluer que Napoléon et son fils ont eu très peu de temps à vivre en commun : la dernière fois que l’Empereur vit son fils — ainsi que son épouse — fut le 24 janvier 1814, les embrassant avant d’engager la campagne de France.

Ce furent donc des rapports brefs entre un père accaparé par la guerre et un très jeune enfant. Sur cette période de deux ans, dix mois et quatre jours (de la naissance de l’enfant jusqu’à la séparation définitive), il y eut cinq périodes communes possibles. Source

Las ! Le pouvoir bonapartiste ne va pas tarder à s’effondrer.

Contraint à vivre en exil en Autriche, l’héritier de « l’Aigle » mourra à Vienne, à seulement 21 ans.

Sa mère, prévenue, ne le rejoignit à Vienne que le dimanche 24 juin, alors qu’il était déjà mourant. Il s’éteignit le 22 juillet 1832 de la tuberculose. Source

Admirateur de Napoléon et soucieux d’améliorer son image aux yeux des Français, Hitler décida du rapatriement des cendres de l’Aiglon en France.

Une cérémonie funèbre et nocturne eut lieu aux Invalides, dans la nuit du 14 au 15 décembre 1940, devant une assistance triée sur le volet.

Michael Daffinger

Portrait du duc de Reichstadt, ancien Napoléon II par Moritz Michael Daffinger

L’aiglon représenté en petit jardinier. Huile sur toile de Carl von Sales (1797-1870) exposée dans le salon Napoléon au château de Schönbrunn.

Napoléon-François-Charles-Joseph Bonaparte par Thomas Lawrence.

Le duc de Reichstadt en uniforme
Le duc de Reichstadt sur son lit de mort dans le palais impérial de Schönbrunn dans la même chambre qu’avait occupée son père triomphant après Wagram et Austerlitz, par Johann Nepomuk Ender.

Le cercueil de l’Aiglon, tel qu’on pouvait le voir aux Invalides avant 1969-1970

Aujourd’hui : photo prise le 01/septembre /2015

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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