Etats-Unis – Trump veut s’entendre avec la Russie, malgré les tensions

Le Monde 13/04/2017

Le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov (à droite), et son homologue américain, Rex Tillerson (à gauche), lors d’une conférence de presse à Moscou, le 12 avril 2017. Ivan Sekretarev / AP
La guerre en Syrie demeure le contentieux le plus lourd entre Washington et Moscou. Le président des Etats-Unis, Donald Trump, qui traite son homologue syrien, Bachar Al-Assad, de « boucher » et d’« animal », juge « possible » que la Russie ait été au courant de l’attaque chimique du 4 avril, imputée au régime de Damas. Washington avait répondu par une frappe punitive le 6 avril. Signe des divergences, les Russes ont mis hier à l’ONU leur veto à un projet de résolution réclamant une enquête internationale.
M. Trump avait pourtant prôné tout au long de sa campagne et au début de sa présidence un rapprochement avec son homologue russe, Vladimir Poutine. Tout en reconnaissant hier une relation « peut-être au plus bas [niveau] de tous les temps », « ce serait merveilleux […] si l’OTAN et notre pays pouvaient s’entendre avec la Russie », a-t-il lancé lors d’une conférence de presse avec le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Jens Stoltenberg.
Le locataire de la Maison Blanche s’exprimait après une visite très tendue à Moscou de son secrétaire d’Etat, Rex Tillerson. Celui-ci a rencontré le président Poutine et son ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Dans une ambiance glaciale, M. Tillerson, ex-PDG d’ExxonMobil et décoré par M. Poutine en 2013, a déploré le « faible niveau de confiance entre nos deux pays ». Il a toutefois plaidé avec M. Lavrov pour une « lutte implacable contre le terrorisme ».
Mais les deux grandes puissances restent aux antipodes sur la responsabilité du régime syrien dans l’attaque du 4 avril et sur le sort du président Assad. Le chef de la diplomatie américaine a réclamé son départ « organisé » dans le cadre d’une transition politique. Son homologue russe a rappelé les précédents chaos provoqués, selon lui, par les chutes des « dictateurs » Saddam Hussein en Irak et Mouammar Kadhafi en Libye. Rare signe de détente, il a cependant souligné que « le président Poutine [était] prêt à rétablir » l’accord de prévention des incidents aériens en vigueur en Syrie jusqu’à la frappe américaine du 6 avril, évoquant des « perspectives considérables pour travailler ensemble » 

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