Pâques – Des chocolats truffés de nanos ?

Agir pour l’environnement – 14/04/2017 –
Le gouvernement doit interdire l’usage de nanoparticules dans l’alimentation.
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Alors que l’ANSES vient de publier un avis confirmant le caractère cancérigène du dioxyde de titane, colorant contenant des nanoparticules, Agir pour l’environnement vient d’identifier près d’une centaine de chocolats contenant cet additif dangereux. 
Des dizaines de références de produits chocolatés en tous genres pourraient bien contenir des nanoparticules ! C’est ce que révèle la dernière enquête d’Agir pour l’environnement, menée dans quelques enseignes, à l’approche des fêtes de Pâques. De très nombreux chocolats y compris des chocolats de renom, contiennent en effet des additifs alimentaires, susceptibles d’être présents à l’échelle nanoparticulaire (milliardième de mètre, 10 000 fois plus petit qu’un grain de sel) : canard en chocolat Jeff de Bruges, œufs liqueur Léonidas, ballotins Corné Port-Royal, chocolats « in colors » Milka, MM’s… (liste complète sur www.infonano.org). Cette nouvelle liste de chocolats porte donc le total des produits suspects à 300 !
L’ANSES vient pourtant d’appeler à des mesures de restriction – L’avis de l’ANSES du 12 avril sur le colorant E171 (dioxyde de titane) reconnaît la validité scientifique de l’étude de l’INRA, publiée le 20 janvier 2017 montrant notamment que l’ingestion de E171 favorise des lésions précancéreuses du colon chez les rats. Aussi l’agence recommande des mesures fortes : limiter l’exposition des consommateurs, des salariés et de l’environnement, peser l’utilité des nanomatériaux dangereux, renforcer la traçabilité, classer les nanoparticules de dioxyde de titane comme substances dangereuses afin de permettre des mesures de restriction, conduire plus d’études…
Encore combien d’études alarmantes avant d’agir ? « Les signaux d’alerte sont suffisamment forts pour que le gouvernement décide d’interdire les nanoparticules dans l’alimentation, d’autant plus que les enfants sont en première ligne », indique Magali Ringoot, coordinatrice des campagnes. « La taille nano est incompatible avec l’alimentation. Il reste quelques semaines au gouvernement pour faire preuve de courage et interdire ces substances inutiles et dangereuses». 
Toujours aucun étiquetage « nano » – Concernant le respect du Règlement européen INCO 1169/2011 sur l’étiquetage des nanos, presque un an après la démonstration des infractions, il semble qu’il n’y ait toujours aucun produit alimentaire étiqueté « nano » en France ! Que fait la DGCCRF qui devait communiquer, fin 2016, ses premiers résultats d’enquête ? 
Le principe de précaution doit prévaloir – Agir pour l’environnement en appelle aussi à la responsabilité des fabricants pour qu’ils cessent d’utiliser les additifs contenant des nanoparticules, faisant courir des risques inutiles et graves aux travailleurs, aux consommateurs et à l’environnement. Ces additifs peuvent être facilement retirés, comme le montre l’exemple d’entreprises qui ont pris récemment des engagements en ce sens : William Saurin, Lutti, Verquin (Têtes brulées)
La liste des engagements des entreprises sera très prochainement mise à jour sur www.infonano.org.
Lire aussi : Dragées M&M’s : la couleur à ne jamais manger (néonutrition avril 2016)

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