La peur de l’avion – voici cinq conseils bien plus utiles à suivre que de se priver d’embarquer

Ouest-France 22/05/2017 Par Bruno Alvarez
Brigitte Macron craint l’avion, que peut-elle faire ?

Brigitte Macron souffre d’une embarrassante phobie pour une Première dame. Elle est aérodromophobique. Comprenez qu’elle a une peur panique de voyager en avion. Elle ne peut donc pas accompagner son président de mari, Emmanuel Macron, lors de ses déplacements les plus éloignés. Si comme l’épouse du président de la République, vous avez peur en avion, suivez ces cinq conseils.
L’avion est de loin le moyen de transport le plus sûr, avec moins de 1 000 morts sur 2,5 milliards de passagers chaque année. Et pourtant, il suscite une angoisse chez près d’un Français sur dix. C’est notamment le cas de Brigitte Macron. La Première dame à peur en avion. Une peur panique qui l’empêche de prendre ce moyen de transport.
« Voyager à côté delle dans les airs, cest lassurance darriver avec la main broyée, samuse un conseiller du candidat qui a vécu lexpérience », écrit François-Xavier Bourmaud, dans son ouvrage Les coulisses dune victoire. Si pour vous aussi, monter à bord d’un avion s’apparente à un véritable supplice, voici cinq conseils bien plus utiles à suivre que de se priver d’embarquer ou de prendre un médicament pour s’assommer le temps d’un vol.
  1. Identifier sa crainte
L’aérodromophobie, ou la peur de l’avion, est insidieuse. Concrètement, rares sont les personnes ayant subi un atterrissage forcé, un amerrissage ou un détournement. En effet, ce sont des situations plus anodines qui sont à l’origine du stress. Seulement le cerveau associe l’avion à l’angoisse et il est très difficile de s’en détacher.
« La peur de lavion est avant tout une peur de linconnu », souligne Marie-Claude Dentan, auteure de Surmonter la peur en avion (Odile Jacob) et de Comment ne plus avoir peur en avion. Forte de son expérience au sein du centre antistress d’Air France, elle a pu aider plus de 7 000 passagers à surmonter leur peur de l’avion. Et pour les fameux trous d’air ? : « C’est comme une vague sur la mer, ce nest pas très confortable, mais ce nest aucunement dangereux, poursuit la psychologue, citée par Metronews. Quand on est dans leau, on ne senfonce pas, on flotte. Pour lavion, cest exactement la même chose. »

Si le cerveau associe l’avion à l’angoisse, il faut tenter de casser l’image. Et puis, l’avion est bien plus sûr qu’un télésiège… (Photo : Eric Feferberg/AFP)
Et pour preuve que cette phobie n’est pas si rare, il existe un Centre de traitement de la peur de l’avion. Ce centre dispense des stages dans les villes de Paris, Pontoise, Montpellier, Marseille et Grenoble, ainsi qu’en Belgique (Charleroi) et en Suisse (Lausanne). Chaque session dure 9 heures et est facturée 430 €. Ils sont dispensés par un psychologue, un spécialiste en aéronautique et un pilote de ligne.
Le stage peut être pris en charge par votre mutuelle sous certaines conditions. Les comités d’entreprise peuvent également le rembourser au titre d’une activité de loisir. Il rentre dans le cadre du Droit Individuel à la Formation (DIF) et certains employeurs sont mêmes prêts à le prendre en charge pour des motifs professionnels.
Le but premier de ce type de stage est de casser la dynamique de l’angoisse. Il s’agit dans un premier temps de bien identifier la crainte. Il en existe trois grandes familles : la peur de l’accident, le besoin de contrôle et l’anxiété. Il n’est pas impossible d’en cumuler plusieurs. Le premier exercice consiste à déterminer ses peurs, qui sont le plus souvent des idées reçues, complètement irrationnelles. Le simple fait de coucher ses craintes sur le papier permet parfois de sortir de l’émotion (cerveau limbique) pour laisser la place à la réflexion (cortex).
  1. Embarquez dans un simulateur de vol
Embarquer dans un simulateur de vol rassure. (Photo : Philippe Chérel/Ouest-France)
Vous êtes accompagné par un véritable pilote de ligne, dans un cockpit qui est la parfaite reproduction de celle d’un avion de ligne. Le pilote va vous prouver que le moindre petit problème est très vite pris en charge et que les solutions de « secours » sont nombreuses et maîtrisées. L’idée est de vous rassurer. Vous aurez même le droit de prendre seul les commandes. La dimension ludique du simulateur de vol permet d’associer une image positive à l’avion, pour effacer celle que l’on a avant le stage.
  1. Travailler et maîtriser sa respiration
Pour apaiser l’angoisse, il faut apprendre à maîtriser sa respiration. (Photo : Fotolia)
Le but est d’entrer en cohérence cardiaque, c’est-à-dire de gérer les battements de son cœur pour mieux contrôler son cerveau. En situation de stress, le cerveau envoie un message au cœur, ce qui a pour conséquence d’accélérer fortement son rythme.
Ce qu’il faut savoir, c’est que l’inverse est possible : en réduisant votre rythme cardiaque, vous envoyez un message d’apaisement au cerveau et par conséquent vous réduisez le sentiment d’anxiété. Pour optimiser les chances de réussite, pensez à vous mettre dans une position de détente, les jambes allongées et la ceinture abdominale bien relâchée.
  1. Bien dormir la veille du départ et se relaxer avant de décoller
Bien dormir la veille d’un départ est essentiel. (Dessin : Chaunu/Archives Ouest-France)
« La fatigue est un facteur de stress supplémentaire », constate Marie-Claude Dentan. Inutile de surcharger le programme de la journée qui précède votre départ. Cela passe aussi par une alimentation allégée, en évitant tous les excitants comme le café, le thé, les sodas ou bien encore lalcool, et encore moins avec des tranquillisants. »
Se relaxer une heure avant le décollage est également primordial. « Il faut essayer de se relaxer, et cela avant même dembarquer dans lavion, conseille la psychologue. Il faut apprendre à respirer lentement. Vous pouvez aussi écouter de la musique ou vous détendre avec un jeu sur le téléphone. Le décollage ne dure que trois minutes, cest juste un mauvais moment à passer, il faut juste éviter dy penser. »
  1. Prévenez le personnel de bord
N’ayez pas honte de prévenir le personnel de bord de vos angoisses éventuelles. Ces professionnels vous rassureront. (Photo : Siegfried Modola/Reuters)
Au moment d’embarquer, allez voir le personnel navigant pour lui signifier votre appréhension de l’avion. Le personnel de bord est formé pour ce genre de situation, et il n’y a aucune honte à cela. Pour faciliter vos échanges, réservez un siège côté couloir. Enfin sachez que l’on n’y pense pas forcément, mais pilote d’avion de ligne est l’une des professions les plus contrôlées. Tous les ans, ils subissent deux contrôles, l’un en simulateur et un autre en conditions réelles. Les compagnies aériennes soumettent également aux pilotes une visite médicale approfondie chaque année.
Voilà, vous êtes désormais prêts à décoller…

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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