Le billet de Michel Schifres – La sentence Camba

L’Opinion 12 Juin 2017
Un coup de balai, c’est comme une rupture : la nostalgie se mêle à la satisfaction d’être débarrassé. Finies hélas les formules de tant de politiques, désormais disparus, qui nous ont fait exploser de rire. Même perdants, certains ont encore de beaux restes. Tel Jean-Christophe Cambadélis, un des sortants sortis. Il a expliqué la nécessité pour les socialistes de ne pas rester sur leur désastre. Et de promettre : « Nous nous reformulerons ». Ce qui n’est pas sot : se dire autrement ce qui a déjà été exprimé et qui a échoué n’est peut-être pas le plus sûr moyen de retrouver la victoire mais voilà qui évite les grandes remises en cause. Ce mot d’ordre abscons devrait faire école. Ainsi Henri Guaino pourrait reformuler son dégoût des électeurs, voire se reformuler lui-même.
Michel Schifres

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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