Economie – Pour les anciens chefs d’Etat, des privilèges en voie de réduction / La République des ex-présidents

L’Opinion 17 Août Ivanne Trippenbach
Indemnités, transport, garde des propriétés : la République prend soin de ses anciens présidents, tout en réduisant peu à peu les avantages matériels

Nicolas Sarkozy « coûte » 3,3 millions d’euros par an à l’Etat, contre 3,1 millions pour Valéry Giscard d’Estaing © Sipa Press
Depuis fin 2016, un décret encadre les avantages matériels dévolus aux anciens chefs d’Etat. L’indemnité de retraite, fixée en 1955, reste modeste comparée à l’étranger.
Très discrètement, en mars dernier, la garde aux frais de l’Etat des châteaux de Valéry Giscard d’Estaing à Authon (Loir-et-Cher) et de Jacques Chirac à Bity (Corrèze) a été levée.
Cette surveillance nuit et jour coûtait chaque année 1,3 million d’euros pour le premier et 500 000 euros pour le second. Désormais, Nicolas Sarkozy est l’ancien président qui « coûte » le plus au contribuable avec 3,3 millions d’euros, contre 3,1 millions pour Giscard d’Estaing et 2 millions pour Chirac.
En plein état d’urgence, il a été jugé plus utile de déployer les gendarmes sur le terrain. Mais cette suppression illustre la lente érosion des « privilèges » accordés aux …
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La République des ex-présidents
L’Opinion 18 Août 2017 à 06h00 Ludovic Vigogne
Quatre anciens chefs de l’Etat sont encore en vie, et plus ou moins actifs publiquement. Dans la politique française, c’est une nouvelle donnée. Elle n’est pas sans conséquence
Depuis son élection, Emmanuel Macron a déjà eu trois fois l’occasion de s’afficher avec Nicolas Sarkozy et François Hollande. La coexistence entre un président français et ceux qui l’ont précédé est une réalité récente. Les locataires en place à l’Elysée sont les premiers à devoir s’y adapter. Enquête.
Les Bush, père et fils, ont publié mercredi un communiqué appelant leurs compatriotes à « rejeter le sectarisme racial, l’antisémitisme et la haine sous toutes ses formes », critiquant en creux les ambiguïtés de Donald Trump sur Charlottesville. Dès dimanche, Barack Obama s’était élevé contre les suprémacistes blancs sur Twitter, citant Mandela. S’il n’a pas mentionné son successeur, les commentateurs n’ont pas manqué de mettre sa réaction en regard de celle du 45e président américain.
Aux Etats-Unis, c’est une réalité de longue date : du fait du rythme (des mandats de quatre ans), des institutions (pas plus de deux mandats consécutifs) et des usages (un président, une fois à la retraite, ne se représente plus) du système américain, la cohabitation entre le locataire de la Maison Blanche et ses prédécesseurs est usuelle. Les anciens font partie du paysage. Ils sont régulièrement consultés par l’occupant du Bureau ovale. Les photos entre eux sont monnaie courante. Aujourd’hui, cinq anciens présidents américains sont en vie : Jimmy Carter, George Bush, Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama.
En France, cette coexistence est plus récente. Lorsque Valéry Giscard d’Estaing était président de la République, il n’y avait aucun ancien chef de l’Etat encore en vie. Aujourd’hui, Emmanuel
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A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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