#dessin / Comment réduire la dépense publique et des idées pour économiser

L’Opinion 25/08/2017
Gouverner c’est choisir – Dépenses publiques: 10 idées pour économiser 30 milliards

L’Opinion 25 Août 2017 Cyrille Lachèvre
Faire repasser les déficits publics sous les 3% en 2018, tout en offrant aux français des gains de pouvoir d’achat « d’une ampleur inédite» ne laisse qu’une seule solution au gouvernement Edouard Philippe : tailler dans les dépenses. Encore faut-il le faire avec efficacité.
Les faits – De la violence de la hache à la bêtise du rabot, aucun gouvernement français n’a jamais trouvé le bon outil pour réduire de façon efficace et intelligente la dépense publique. Pourquoi ne pas utiliser le ciseau afin de séparer ce qui doit rester dans le périmètre de l’Etat et ce qui doit en sortir pour retourner dans le secteur concurrentiel ? Pour éliminer les doublons ou réduire les iniquités ? Certains, de Bercy à Matignon sont tentés par l’idée. L’Opinion leur propose un coup de main.
La première fois que les Français ont vraiment entendu parler de réduction de la dépense publique c’était sous Paul Ramadier, en 1947. Pour redresser l’économie ruinée par la Guerre, une commission ad hoc fut nommée auprès du chef du gouvernement afin d’isoler les coupes budgétaires possibles. Mais à peine ses premiers projets de réduction du nombre de fonctionnaires connus, ce conseil reçoit le sobriquet de « commission de la hache ».
Depuis, plutôt que « de tailler à la hache » dans les dépenses, les gouvernements préfèrent utiliser le rabot. Ce qui, visiblement, est terminé. « Les mesures de rabot ce ne sont jamais de bonnes mesures, jamais intelligent de faire du rabot », a ainsi reconnu le premier ministre Edouard Philippe au micro de RMC. Quel sera donc l’outil utilisé dans le projet de loi de finances 2018 ?
Au ministère des comptes publics comme à Matignon, on promet « un budget très politique » qui « donnera une vision de la stratégie sur l’ensemble du quinquennat », un budget qui ne sera pas « un budget de comptable, mais qui affichera clairement des priorités ». Bref, malgré les polémiques de l’été, la volonté de réforme est intacte et l’exécutif veut faire savoir qu’il ne s’interdira rien.
Pour tenir ses engagements européens de repasser sous la barre des 3 % de déficit public l’an prochain tout en promettant, selon Edouard Philippe, « des gains de pouvoir d’achat inédits pour les Français supérieurs à ceux de la loi TEPA de Nicolas Sarkozy en 2007 » (c’est-à-dire supérieurs à 7 milliards d’euros), le gouvernement n’a pas le choix : il doit réduire massivement la dépense publique. Mais comment faire sans utiliser la bêtise du rabot et la violence de la hache ?
Certains ministres sont tentés d’utiliser un outil intelligent et tranchant à la fois, le ciseau. Un outil permettant de redécouper le périmètre de l’Etat pour faire entrer les fonctions régaliennes essentielles dans le cadre contraint des dépenses publiques, en les séparant de celles pouvant être assurées par le secteur concurrentiel. Du Canada des années 1990 à la Grande-Bretagne de David Cameron, tous les pays ayant réussi à réduire leur politique publique l’ont fait grâce au ciseau, en choisissant ce qui relevait de l’Etat et ce qui pouvait être privatisé, rationalisé, décentralisé, confié à des associations… En France, les gouvernements réformateurs en ont toujours rêvé mais ne l’ont jamais fait. Celui d’Edouard Philippe osera-t-il ? L’Opinion lui offre quelques exemples, puisés dans une multitude de rapports officiels, de ce que l’on pourrait couper sans amputer l’Etat
Sécu, syndicats, culture, éducation, retraites, collectivités… La dépense publique est domptable, la preuve par dix
L’Opinion 25 Août 2017 Olivier Auguste Cyril Lacarrière Cyrille Lachèvre Mireille Weinberg
Le gouvernement peine à boucler son budget ? L’Opinion a quelques idées pour lui, garanties 100 % sans augmentation d’impôts ni coup de rabot

 

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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