Avoir de la chance, ça s’apprend !

 Inexploré N° 35 – juillet-août-septembre 2017 –
Hasards, coïncidences, rencontres fortuites… Autant de termes que nous utilisons pour rationaliser la théorie de synchronicité initiée par Carl Jung. Pouvons-nous la contrôler ou en avoir l’intuition et nous relier à son pouvoir éclairant ? Que disent les scientifiques à son sujet ? Et si ce concept était lié à notre compréhension du temps et connecté au monde des rêves ?
Avez-vous déjà vu votre vie bouleversée par une coïncidence ? Un de ces moments étranges où un événement anodin devient porteur de sens, comme envoyé par le destin… Une part de nous est-elle capable d’ordonner le chaos et d’influer sur les évènements en notre faveur ? Bienvenue dans le monde des synchronicités.
Psychothérapeute, coach en développement personnel, Christine Cartensen constate combien une attitude amoureuse en vers l’univers est générateur de chance. « Pour moi, la chance est un être vivant, indique-telle. Elle virevolte autour de nous. Parfois on la croise, parfois elle s’éloigne, on la laisse passer, on est content de la retrouver. » Cette relation, comme tout autre, se cultive avec joie et enthousiasme. « Ce qui nous entrave pour faire appel à la chance, c’est l’enjeu sérieux et lourd que l’on fait peser sur elle, observe la spécialiste. Nous exigeons de la chance qu’elle embellisse notre vie, qu’elle nous réserve des surprises, mais que faisons nous pour l’attirer ? Elle doit sentir « qu’elle compte pour nous » C’est un dialogue dont nous sommes coauteurs. »
Pour vibrer à la fréquence de la chance – « plus élevée que la nôtre » – Christine Cartensen conseille de troquer les « oui, mais » pour de « et si ? » Face à une situation, demandons-nous : quel en est l’aspect positif ? Sur quelle part, même petite, pouvons-nous tenter d’agir ? Que ferais une personne que nous admirons ? En élargissant ainsi nos « possibles », nous gagnerons en liberté et en fluidité; cela fera écho à la chance. Puis créons quelque chose qui nous « connectera quotidiennement à elle« , autour d’une pierre, d’une fleur, d’une bougie, d’un air de musique, etc. Autant  de moyens, au fond, de faire vivre en soi l’envie d’y croire, d’essayer et d’oser.  « Être dans l’ouverture« , plutôt que dans la plainte et la peur. « Rêver grand », car la réalité rogne toujours un peu les bords, tout en restant juste dans ce que l’on souhaite. Et garder une confiance absolue, contre vents et marées…
« C’est un double mouvement, commente Christine Cartensen : il nous appartient de lancer l’impulsion« , comme on jette une bouteille à la mer, « en créant les meilleures conditions pour cela« . Mais ensuite, il faut laisser la chance prendre le relais et nous contacter, de la manière qu’elle le souhaite, « dans une sorte de mouvement réactif de l’univers.« 
On ne naît pas chanceux, on le devient… Dans la vie, 50 % de notre chance provient du développement de nos aptitudes et de la faculté à nous adapter, quelle que soit notre personnalité, aux circonstances. La fatalité n’existe pas : chacun d’entre nous peut l’attirer. Il suffit d’un peu d’optimisme, de confiance en soi, et d’exercices… C’est ce que propose Christine Sarah Carstensen dans ce livre qui fourmille de conseils judicieux et de réflexions pertinentes. Véritable vade-mecum de la chance, il propose une discipline douce faite de rituels quotidiens comme autant de points de repères pour se connecter à soi et voir les choses du bon côté. Enrichi des apports des sciences et de la psychanalyse, ce livre au ton léger et intelligent s’inspire aussi des  » cocktails gagnants  » qui ont fait la réussite de personnalités ou de sociétés.        Ed. Albin Michel / 03/2017 / 16,50 €
Pour aller plus loin, la mine d’or créative de Christine Carstensen : La malle au trésor

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