Éolien, solaire : ces projets qui vont changer le monde

Ouest-France 19/09/2017 Par Katel Andréani

Dubaï a commencé à investir massivement dans les énergies renouvelables et se lance dans la construction d’un gigantesque parc solaire. D’ici 2030, près de 2,3 millions de panneaux photovoltaïques devraient ainsi recouvrir le désert autour de la ville des Émirats Arabes Unis. Et le pays n’est pas le seul à miser sur les énergies propres. Les États-Unis, le Royaume-Uni et surtout la Chine réalisent des prouesses pour produire de l’électricité « verte ».
2016 a été une année record en termes d’installations d’énergies renouvelables dans le monde. Ce sont les conclusions annoncées par le rapport annuel du réseau international REN21, qui observe l’évolution des filières dites « propres » sur toute la planète.
La capacité totale d’énergie « verte » dans le monde a ainsi franchi la barre des 2 000 gigawatts (GW), un chiffre tiré à la hausse notamment par le développement des filières solaires et éoliennes. Un gigawatt, c’est 1 000 mégawatts : on considère qu’une puissance d’un mégawatt permet d’alimenter 1 000 à 1 500 foyers en électricité.
Si la Chine est clairement chef de fil en la matière, les Émirats Arabes Unis se penchent aussi de plus en plus sur les technologies productrices d’énergie grâce au soleil et au vent. Au point de mettre en œuvre des projets aux dimensions gigantesques.
2,3 millions de panneaux solaires à Dubaï
En termes d’énergie solaire, les ambitions de Dubaï sont grandes. En mars dernier, la ville des Émirats Arabes Unis inaugurait la seconde phase de son projet de parc solaire Mohamed ben Rached Al-Maktoum, une immense ferme de panneaux photovoltaïques dont la construction a débuté en 2013. Et les objectifs fixés sont impressionnants : d’ici 2030, 5 gigawatts devraient sortir de cette centrale, faisant d’elle la plus grande et la plus puissante du monde. Car les Émirats Arabes Unis ne cessent de voir grand.
En plus du projet d’origine, qui comptait déjà près de 2,3 millions de panneaux solaires, une tour solaire de 260 mètres de haut devrait être construite au milieu du parc, apportant à elle seule une puissance supplémentaire de 700 mégawatts. Un véritable investissement dans la filière.
Le projet des Émirats Arabes Unis est venu détrôner la centrale de Noor, construite près de Ouarzazate, au Maroc. Celle-ci était jusqu’alors le plus grand projet de parc solaire mondial, visant notamment un objectif de puissance électrique de 2 gigawatts d’ici 2020.

Noor, près de Ouarzazate, au Maroc, était la plus vaste centrale solaire au monde avant l’entrée en service de celle de Dubaï. (Photo : Fadel Senna/AFP)
Les projets sont d’envergure, et pour cause, le Maroc, comme les Émirats Arabes Unis sont à la recherche de leur autonomie énergétique : « LÉtat [des Émirats] a commencé tôt à se préparer à dire adieu à la dernière goutte de pétrole avec une stratégie claire consistant notamment à investir dans une nouvelle génération de centrales utilisant différentes technologies solaires, » déclarait Saïd al-Tayer, directeur de DEWA, l’entreprise propriétaire du site, au moment de l’inauguration de la centrale de Dubaï. Et au vu de l’ensoleillement dont disposent ces pays, l’investissement en vaut la chandelle.
15 centrales géothermiques en Californie
Si les Émirats Arabes Unis s’intéressent aujourd’hui de plus près aux énergies renouvelables, les États-Unis, de leurs côtés, n’ont pas attendu pour profiter de ce qu’avait à leur offrir la nature. En Californie, l’ensemble de centrales géothermiques The Geysers, situé à 116 km au nord de San Francisco, possédait à lui seul une puissance de 634 mégawatts en 2016. Avec ses 15 centrales électriques différentes, utilisant la vapeur de 327 puits, c’est le plus grand site de production géothermique de la planète.

La ferme éolienne terrestre de San Gorgonio Pass, en Californie. (Photo : Sam Mircovich/Reuters)
Les États-Unis se classent donc grands premiers de la production d’énergie géothermique mondiale. Moins porté sur l’énergie solaire, le pays est néanmoins largement porté sur la filière éolienne, accumulant d’immenses projets visant à capter au maximum l’énergie du vent.
Les États-Unis représentent ainsi 17,2 % de la capacité mondiale d’énergie éolienne. À titre d’exemple, l’immense parc d’Alta Wind en Californie possédait à lui seul une capacité de 1 548 mégawatts en 2014.
175 éoliennes marines au Royaume-Uni
Les États-Unis ne sont pas les seuls à investir dans l’éolien. Le Royaume-Uni s’est porté sur une filière bien particulière, celle de l’énergie éolienne marine. Avec près de 175 éoliennes qui dominent 230 km2 de l’estuaire de la Tamise, d’une puissance totale de 630 mégawatts, le London Array est le plus grand parc éolien marin du monde.
Le nombre de turbines devait initialement être porté à 341, mais cette seconde phase de construction a été abandonnée en 2014, à cause des problèmes environnementaux que générait le parc, notamment sur les oiseaux marins.
Le plus grand parc éolien du monde se situe au Royaume-Uni. (Photo : Morris Mac Matzen/Reuters)

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