Le malheur collectif

Le billet de Michel Schifres
L’Opinion 05/11/ 2017
Des ballons qui montent dans le ciel pour une petite fille disparue, des joggeurs qui, dans tout le pays, courent en souvenir d’une jeune femme assassinée, une marche blanche, silencieuse, nombreuse, qui lui rend hommage… Tout cela témoigne de l’émotion d’un peuple, de sa solidarité envers des familles martyrisées et de sa volonté de montrer sa compassion. Il n’est pas nouveau que l’atrocité traverse la société. Mais ce que l’on appelait autrefois un fait divers et restait un drame personnel est ressenti aujourd’hui comme un malheur collectif. D’où le besoin de se regrouper et de manifester son unité face aux barbaries. D’autant que les attentats du terrorisme islamiste ont renforcé cette nécessité. Avec l’espoir qu’on en finisse enfin un jour avec les marches blanches.
Michel Schifres mschifres@lopinion.fr

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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