Passe-moi le celle

Le billet de Michel Schifres
En 780 signes, un regard décalé, piquant et ironique sur l’actualité 
L’Opinion 22/11/2017
On peut être fier. Il n’y a que notre beau pays qui ose se déchirer pour des raisons de grammaire. Voire qu’un conflit puisse naitre à ce sujet au plus haut niveau de l’exécutif. Ce n’est pas donné à tout le monde. La querelle porte sur cette histoire de l’écriture inclusive et sur le genre. Le premier ministre rejette la première et se prononce de fait pour la règle où le masculin l’emporte sur le féminin. Le Président lui n’en continue pas moins à ponctuer ses discours d’un révolutionnaire « toutes celles et ceux… ». Il privilégie l’accord de proximité aux dépends de l’habitude et le voilà hors norme. On verra qui l’emportera. A moins qu’un jour, le féminin triomphant, la demande entendue dans les foyers français depuis toujours ne soit devenue « Passe-moi le celle ».
Michel Schifres mschifres@lopinion.fr

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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