Le poulet du Premier ministre

Le billet de Michel Schifres
En 780 signes, un regard décalé, piquant et ironique sur l’actualité
L’Opinion 10/01/2018
Encore une idée fausse : la politique serait un monde de brutes, dominée par le rapport de forces. Eh bien, pas du tout. C’est au contraire le royaume des bisounours où l’affection et la tendresse sont les maitres. Témoin le diner annuel des fidèles de François Mitterrand : on y a surtout parlé de France Gall. Témoin aussi le cadeau du chef du gouvernement à un de ses ministres : un poulet vivant. C’est que le second, Christophe Castaner, qui a l’amour facile, a murmuré au premier en public « Mon poulet ». D’où le présent. Depuis la bestiole s’ébat dans les jardins du ministère. Il est heureux que le chef d’En Marche se soit contenté d’évoquer un gallinacé. On frémit s’il avait susurré au Premier ministre « mon biquet », « ma biche » ou « mon lion superbe et généreux ».
Michel Schifres  mschifres@lopinion.fr

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
Cet article, publié dans Humour, Politique, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.