Paris compte ses sans-abri

Le Monde 16/02/2018
Environ 2 000 personnes, dont 1 700 bénévoles, ont participé dans la soirée de jeudi, à Paris, à la première Nuit de la solidarité. Organisée par la mairie de Paris, elle vise à compter les sans-abri, dont le nombre réel a été au cœur de polémiques après les propos du secrétaire d’Etat chargé du logement Julien Denormandie, qui a affirmé fin janvier qu’il y avait 50 hommes « isolés » sans domicile fixe en Ile-de-France. De 22 heures à 1 heure du matin, 350 équipes composées de fonctionnaires de la Ville, de personnels associatifs et de Parisiens volontaires, et dirigées chacune par un travailleur social, ont pris « une photographie du nombre de personnes à la rue » afin de « mieux adapter ensuite notre dispositif », selon l’adjointe municipale à la solidarité, Dominique Versini.

Des tentes abritant des réfugiés afghans le 9 février à Paris, sur les berges du canal Saint-Martin. JOEL SAGET / AFP
Dans le 1er arrondissement, comme un peu partout dans la capitale, un formateur énumérait règles éthiques et conseils pratiques aux équipes de bénévoles, dont beaucoup allaient faire une maraude pour la première fois de leur vie : « Respectez strictement l’anonymat, même si la personne vous donne son prénom », « on ne réveille pas de personne endormie », « on ne rentre jamais dans des tentes fermées, ce sont des lieux privés »… Au-delà du recensement quantitatif, un questionnaire non obligatoire et anonyme doit permettre d’« améliorer la connaissance des profils » des SDF. Il se compose de questions comme « où pensez-vous passer la nuit ? », « quand avez-vous été hébergé la dernière fois ? », « avez-vous essayé d’appeler le 115 [le numéro du Samu social] ? », « avez-vous des problèmes de santé ? ». De premiers chiffres seront dévoilés « en milieu de semaine prochaine », a précisé la maire de Paris Anne Hidalgo, évoquant la date du 20 mars pour la restitution de résultats complets de l’enquête. L’opération sera renouvelée l’an prochain.

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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