Battons-nous pour une alternative aux pesticides !

Un doigt dans l’actualité – février 2018 – Théo Ivanez –
Pourquoi l’Europe et la France ne facilitent-elles pas la commercialisation de ces produits naturels plus écolos et plus respectueux de la santé ? Serait-ce pour des histoires de profit ? La réponse semble malheureusement être dans la question !
Des alternatives aux pesticides chimiques, il en existe, les bons jardiniers le savent. Mais tout le monde n’a pas le temps et les connaissances nécessaires pour élaborer ces préparations. Des marchands les commercialisent donc. Mais il faut croire que ça dérange quelqu’un – les géants des pesticides chimiques dont les lobbyistes sont infiltrés à tous les niveaux de nos institutions !! -, puisqu’en juillet, ces contrôles ont été opérés « par les directions départementales de la protection des populations », dans les jardineries du Gard et de la Loire, selon le site Basta (1), lors desquels des « agents ont demandé le retrait des ‘purins de consoude’ figurant dans le rayon des engrais.Le savon noir, connu comme un allié précieux des jardiniers bio du fait de ses propriétés antiseptiques et insecticides a lui aussi été visé par le contrôle« .
Comment expliquer ces contrôles visant ces préparations naturelles qui remplacent les pesticides et insecticides chimiques souvent cancérigènes ? Des organisations environnementales se sont procuré un document de la répression des fraudes. Il est mentionné que les substances comme la consoude, le savon noir, mais aussi la fougère, la bardane ou l’origan qui n’ont pas été approuvés par un règlement européen ne peuvent être commercialisées ». Il ne tient qu’au ministre de l’Agriculture de faire en sorte que ces alternatives soient enfin autorisées, réagissent une vingtaine d’organisations dans un communiqué (2).
Même l’approbation du très courant bicarbonate de sodium a été sujette à une contestation en Allemagne !
En juillet 2014, un pas législatif avait été franchi avec l’adoption de la loi d’avenir agricole reconnaissant un régime simplifié pour l’utilisation et la commercialisation des « préparations naturelles peu préoccupantes ». Avent cela, l’homologation de ces produits naturels était un véritable calvaire. Deux ans plus tard, en avril 2016, le ministère de l’Agriculture publiait enfin le décret relatif à leur procédure d’autorisation. Une première liste comprenant plus d’une centaine de substances naturelles autorisées était publiée.

Problème : « Les substances qui figurent dans l’arrêté ne correspondent pas vraiment à ce qu’on utilise », relevait Jean-François Lyphout de l’Aspro-PNPP, une association luttant pour la reconnaissance de ces préparations naturelles. « Certes, il y a l’ail, l’ortie, la sauge… Mais on ne trouve par exemple aucune substance d’origine minérale ou animale comme le petit lait. Tout n’est donc pas réglé« . Cette liste devait être complétée par d’autres substances, après une évaluation de l’Agence nationale de sécurité sanitaire garantissant qu’elles ne présentent pas d’effet nocif sur la santé humaine, la santé animale et l’environnement. Mais depuis un an, aucune nouvelle substance n’est venue s’ajouter à la liste, précise Basta !
Depuis 2008, seules 18 substances de base ont été approuvés par l’UE? A peine acquise auprès de la Commission européenne, l’approbation du bicarbonate de sodium alimentaire a été contestée en justice par une entreprise allemande. Oui, oui ! Vous avez bien lu : le bicarbonate. En même temps, rappelons que Bayer, qui vient de racheter Monsanto, est un fleuron de l’économie allemande !

(1) Nouvelle bataille dans la guerre de l’ortie   (30/11/2017 )
(2) Les PNPP, véritables alternatives aux Pesticides du domaine public hors la loi : la DGCCRF veut les retirer des magasins

A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
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