Pauvre Anne

Le billet de Michel Schifres
En 780 signes, un regard décalé, piquant et ironique sur l’actualité 
L’Opinion 21/02/2018
Ce mercredi Paris était froid mais un merveilleux soleil l’illuminait. Pourtant le noir du malheur s’était abattu sur la mairie de la capitale. Des juges du tribunal administratif avaient annulé la fermeture à la circulation des voies sur berge de la rive droite de la Seine. Oui ils avaient osé mettre à bas le grand-œuvre d’Anne Hidalgo, son combat, sa croisade, le sens de sa vie. Leur décision est, parait-il, d’abord formelle. Il n’empêche, pauvre Anne. Déjà qu’elle doit faire face à des vélos qui ne roulent pas, à la saleté des rues. Qu’elle doit composer avec des embouteillages toujours plus nombreux. Qu’elle doit reculer devant la fronde des écrivains. Il y a des jours comme çà où rien ne va. Des jours ? Que dis-je, une année. Une année ? Que dis-je, tout un mandat.
Michel Schifres mschifres@lopinion.fr

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
Cet article, publié dans chronique, Humour, Transport, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.