Royaume-Uni – Theresa May, l’espion russe et la réponse à Poutine

Dimanche à Salisbury, des policiers ont inspecté les lieux où l’ex espion russe Sergei Skripal et sa fille auraient pu être empoisonnés Andrew Matthews / AP
L’ex-espion russe Sergei Skripal et sa fille Yulia, contaminés au Royaume-Uni par un agent innervant, étaient toujours dans un état critique dimanche. Il a fallu une semaine aux autorités britanniques pour mettre en garde les quelque 500 clients du restaurant où ils auraient pu être empoisonnés, le 4 mars.
Lundi, le Conseil national britannique de sécurité doit se réunir pour décider de possibles sanctions contre la Russie, fortement suspecte d’être à l’origine de cet événement digne de la guerre froide. Selon The Independent la première ministre Theresa May, jugée trop molle dans sa réponse face à ce grave incident, est désormais sous pression, y compris de la part de certains de ses ministres. En dépit de l’absence de preuves, le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères Boris Johnson a accusé Moscou « d’acte de guerre ». « Si l’implication d’un Etat étranger venait à être prouvée (…), le gouvernement répondrait de manière appropriée », a de son côté répété, dimanche, le ministre des finances Philip Hammond.
Theresa May a également été interpellée par Marina Litvinenko, la veuve d’un espion russe mort d’empoisonnement en 2006. A l’époque, l’enquête avait démontré une probable implication des autorités russes dans cet assassinat. Selon The Guardian Marina Litvinenko estime qu’aucune leçon n’a été tirée après la mort de son mari. Elle met aussi en cause le Parti conservateur, qui aurait reçu des millions d’euros de la part d’oligarques russes. « Il faut vérifier d’où vient cet argent avant de l’accepter », a-t-elle déclaré dimanche.
Pour l’heure, le produit utilisé contre les Skripal n’ayant pas été identifié, les autorités n’ont pas de piste concrète. En Russie, les autorités ont dénoncé « une propagande » propagée par les Britanniques destinée « à accroître les tensions », indique The Moscow Times. Le ministre russe des affaires étrangères a assuré que Moscou n’avait reçu aucune preuve d’une quelconque implication de sa part.
Le Monde 12/03/2018

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