La Nature révèle l’extraordinaire en nous

Inexploré N° 38 – avril/mai/juin 2018 – Édito de Sébastien Lilli –
Sagesse Amérindienne et Amour de la Vie et la Terre mère

Sagesse Amérindienne et Amour de la Vie et la Terre mère
Si l’un ou l’autre de nos archétypes humains est refoulé, tôt ou tard, il émergera subitement. Qu’en est-il de notre relation à la terre-Mère, à la vie présente sur notre planète ?
Notre culture et notre mode de vie ont fini par nous séparer de la nature… Depuis l’aube de notre civilisation, l’homme a pris le pouvoir, sur la femme, sur les animaux, sur l’environnement, en transformant les villages en cités, puis en véritables empires, en imposant des perspectives fondées principalement sur l’exploitation ou la compétition, rasant des forêts entières et participant à une véritable extinction de masse des espèces. L’impasse est là…
Parmi ceux qui prennent les décisions importantes de notre temps, combien ont osé se rapprocher humblement d’une plante, pour essayer de comprendre l’intelligence qui se cache derrière une simple feuille ? Quelques petites heures d’étude soulèvent des questions vertigineuses : quelle intrigante relation a-t-elle avec ses plantes voisines ? Peut-elle nous soigner et nous enseigner des savoirs que nous ignorons ? Est-il envisageable de communiquer avec elle, comme certains chamanes le disent ? Cela signifie-t-il que la nature est « consciente » ?  Ce n’est, du moins, plus marginal de l’envisager.
Depuis une vingtaine d’années, plusieurs recherches marquantes ont révolutionné la pensée de la science sur le vivant. Rupert Sheldrake a notamment montré que les animaux étaient doués de capacités extrasensorielles, exposant au grand jour que des chiens « savaient » que leur maître rentrait à la maison au moment même où celui-ci venait de prendre sa décision, parfois à des dizaines de kilomètres de son domicile. Loups, dauphins ou oiseaux ont aussi témoigné de leurs forces d’empathie et de coopération… Parallèlement, Cleve Backster a démontré qu’un simple grappe de tomates était douée d’émotions pur ses semblables… Mettant des capteurs sur l’une d’elles, il exposait au grand jour que ses sœurs réagissaient lorsqu’une tomate se faisait découper en tranches.  Difficile à croire ? Vous découvrirez pourtant bien plus extraordinaire dans le dossier que nous avons souhaité inspirant et réconfortant, à l’image du printemps dans lequel nous entrons.
Loin d’être un hasard, des constats alarmants s’entrecroisent donc désormais avec des informations plus réjouissantes qui nous révèlent une chose : nous avons un besoin vital de rétablir notre lien au vivant. La nature baigne depuis la nuit des temps dans un équilibre parfait, cachant bien plus que des ressources. S’interroger sur les animaux, la forêt, les arbres qui nous entourent, l’eau qui nous relie, c’est aussi se questionner sur l’équilibre du monde et la quintessence de l’être humain.
C’est aussi l’occasion d’assumer ce qu’il y a finalement de plus beau chez nous : notre dimension extraordinaire et notre fragilité…
La conscience de la nature : son intelligence peut-elle nous inspirer ?
En bref : Son intelligence peut-elle nous inspirer ? Elle pourrait être si proche et pourtant nous nous en éloignons. La nature, aujourd’hui mise à mal, est douée d’une intelligence extraordinaire. S’y reconnecter nous dévoile que nous ne sommes rien sans elle. Certains de ses secrets pourraient pourtant réenchanter nos vies… Ainsi, les animaux nous invitent déjà à redécouvrir notre part sauvage, empreinte d’intuition et de coopération. Si les arbres communiquent, échangent et s’entraident également, qu’en est-il des plantes, sont-elles douées de conscience ? La Terre, à travers les forces telluriques, influence-t-elle notre corps et notre esprit ? Aussi, quels sont les mystères de l’eau, qui constitue le socle de la vie ? Si la nature est bel et bien vivante, peut-on envisager que la planète elle-même soit animée d’un esprit ?

A propos werdna01

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