Festival Harpes au Max d’Ancenis (Loire-Atlantique) : une centaine d’artistes venus du monde entier ont enthousiasmé le public

Ouest-France – 21/05/2018 – Alexandre HOGUIN –
La ville d’Ancenis, sur les bords de Loire – Photo Thomas Dorsata – sept 2017 –

Quatre jours de festivités, une vingtaine de concerts donnés, une centaine d’artistes venus du monde entier pour autant d’actions menées sur tout le pays d’Ancenis…

Le directeur artistique de l’événement, Jakez François, dresse le bilan de l’édition 2018. En attendant 2020 ? Entretien.
Quel est le sentiment prédominant à l’issue de ce festival ?
Hormis la fatigue, qui n’est pas vraiment un sentiment ( sourire , N.D.L.R.), ce sont la joie et la fierté. La joie parce que la plupart des rêves que j’avais depuis longtemps se sont réalisés pendant ce festival, c’est-à-dire présenter des artistes que j’ai pu rencontrer pendant mes voyages et les faire découvrir au public du pays d’Ancenis. J’en suis vraiment heureux. Et puis, la fierté d’avoir accompli un tel travail d’organisation et de présentation.

Parmi les artistes, des coups de cœur sont-ils ressortis chez les spectateurs ?
Oui, les commentaires les plus enthousiastes que j’ai pu recueillir ont été pour notre star du festival, Edmar Castañeda, qui a mis le feu au théâtre Quartier libre, samedi soir. Et puis, la grosse surprise, ce sont les Bavarois parce que c’était quelque chose que personne ne connaissait, on n’imaginait pas que ça existait et j’ai été très heureux d’avoir ces retours d’un enthousiasme qui me laisse à penser qu’il faudra peut-être les faire revenir un jour.

Enfin, les jeunes Colombiens de l’ensemble Son Joropo qui ont vraiment ravi le public. C’est rare, avec un instrument comme la harpe, de voir autant de vie, de dynamisme et d’authenticité. Leur histoire est belle, en plus, car ils ont été sélectionnés pour être aidés. Ce sont des jeunes qui vivent sans ordinateur ni téléphone. L’unique moyen d’expression, c’est la musique.
Dans l’éventualité d’une troisième édition, quelles seraient les réussites à partir desquelles vous vous appuieriez ?
Bien sûr, il y a des incontournables au niveau du programme. Surprendre, déjà, par la variété de styles que l’on offre. Jusqu’ici, je pense que c’est mission accomplie. Mais on peut encore explorer certaines choses.
Massés devant l’esplanade du théâtre Quartier libre, les spectateurs auront pu apprécier une dernière fois, dimanche, les performances des jeunes harpistes.  | Ouest-France
L’idée du village du festival est à développer, nous avons de quoi faire pour rendre ça encore plus vivant et attirer un public de promeneurs qui vont découvrir la harpe au hasard de leur déambulation dominicale, par exemple.

Sans oublier de garder cette jeunesse des ensembles qui viennent participer à cette fête. Ce sont eux qui vont apporter la harpe au grand public dans des lieux inattendus, parfois. On a des recettes qui fonctionnent très bien, qu’on doit garder et en inventer de nouvelles.

Ce festival s’est clôt par un concert du répertoire classique, donné par deux artistes de renommée internationale, Chapelle des Ursulines.

       

 Eugeniya Marchenko ( Ukraine ) après Jacques Charpentier (1933-2017) nous transporta dans le jardin mouillé de Jacques de la Presle ( 1888-1969 )
Et Yuying Chen ( soliste de l’orchestre de Shangaï – Chine) joua Manuel de Falla, Bach, et pour terminer un arrangement pour harpe de La Moldau (Smetana 1824-1884 ) interprété avec subtilité, d’une façon magistrale.

Bande annonce de la précédente édition du festival

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