Plus toxiques encore que les néonicotinoïdes : les nouveaux pesticides SDHI sont inquiétants pour la biodiversité et la santé humaine !

POLLINIS Association Loi 1901 – 10, rue Saint Marc 75002 Paris www.pollinis.org
            Madame, Monsieur,
Le bras de fer est entamé avec les plus grandes firmes agrochimiques, et nous avons besoin du soutien et de l’engagement d’un maximum de citoyens pour remporter la victoire.
De nombreux rapports et études évoquent une nouvelle classe de pesticides utilisés comme fongicides, les SDHI, dans la mortalité massive des abeilles :
– les constats de terrain se multiplient, en Ariège, dans la Sarthe, en Rhône-Alpes, en Wallonie, qui associent mortalités inquiétantes d’abeilles et utilisation de fongicides SDHI dans les alentours (1) ;
– En Italie, des recherches scientifiques récentes montrent que certains fongicides peuvent décupler l’impact mortel des insecticides sur les pollinisateurs lorsqu’ils sont utilisés ensemble sur une culture (2) – ce qui est fréquemment le cas…
Peut-être plus grave encore : des scientifiques français ont suggéré récemment qu’ils pouvaient avoir des effets très inquiétants sur la santé humaine…
       SCANDALEUX !
Les autorités européennes viennent de prolonger d’un an l’autorisation de mise sur le marché d’un pesticide SDHI cancérigène probable et tueur d’abeilles, le Boscalid®, massivement utilisé en agriculture et qui est suspecté de provoquer des dégâts très inquiétants sur la biodiversité et la santé humaine.
POLLINIS bat le rappel et organise la mobilisation partout en Europe : exigez un moratoire immédiat sur ces pesticides ultra toxiques !Depuis plusieurs années, la recherche médicale a découvert qu’un large spectre de maladies humaines peuvent résulter d’un déficit en SDH (pour enzyme succinate déshydrogénase) ), qui permet la respiration cellulaire chez les champignons, mais également chez tous les organismes vivants, abeilles, insectes, oiseaux, mammifères et humains compris. Cela se traduit par :
– des affections sévères du cerveau (encéphalopathies), surtout chez les jeunes enfants ;
– la formation de tumeurs du système nerveux, au niveau de la tête, du cou, du thorax, de l’abdomen ou du bas-ventre ;
– des modifications épigénétiques entraînant un dérèglement de l’expression génétique en mesure de déclencher la mort des cellules ou, au contraire, leur prolifération incontrôlée, et potentiellement transmissibles de génération en génération ;-
certains cancers du rein ou du système digestif ;
– des affections graves telles que la maladie de Parkinson, l’ataxie de Friedreich, le syndrome de Barth, ou la maladie de Huntington, ainsi que certains troubles de la fertilité (3).
Les pesticides SDHI sont justement concus pour empêcher le fonctionnement de cette enzyme SDH si importante : il est URGENT d’évaluer sans attendre les risques, pour la santé humaine et l’environnement, de leur utilisation à grande échelle en agriculture !
C’est une catastrophe sanitaire et environnementale majeure qui se profile, et pourtant :
La Commission européenne, comme si de rien n’était, vient de prolonger d’un an l’autorisation de mise sur le marché du fongicide SHDI le plus répandu, le Boscalid®… alors même que l’EPA, l’autorité sanitaire américaine, a classé ce produit comme « cancérigène probable » (4), et que 16 États membres de l’UE (sur 28) ont refusé d’approuver des substances similaires (5), à cause de leur toxicité !
A l’heure actuelle, ce pesticide est parmi les plus utilisés en France : chaque année, plus de 580 tonnes de Boscalid® sont déversées dans les champs (6), sur les cultures de céréales, de colza, de maïs, de tournesol, de fruits et légumes de consommation courante (abricots, choux, carottes, cerises, fraises, melons, pêches, poireaux, pois, pommes, prunes, salades, tomates, pommes de terre…) et dans les vignobles.
Un an de sursis, c’est potentiellement des millions d’abeilles décimées, et de nombreux malades chez les consommateurs empoisonnés par ces aliments. C’est inacceptable !

POLLINIS bat le rappel, et organise la mobilisation à l’échelle européenne, pour exiger des autorités un moratoire immédiat sur ces substances ultra-toxiques.
Comme pour les néonicotinoïdes tueurs-d’abeilles, l’utilisation de ces substances funestes doit être interrompue le temps pour les scientifiques d’évaluer leur dangerosité réelle.
S’il vous plaît, signez dès maintenant la pétition à la Commission européenne, et aidez-nous à réunir un maximum de signatures en Europe en transférant cet email à tout votre carnet d’adresses.
Grâce aux dons des membres de POLLINIS engagés dans la bataille, notre association a déjà commencé à organiser la riposte : nous finançons une première étude scientifique indispensable sur les effets des SDHI sur la santé et l’environnement, et fédérons les scientifiques du monde entier pour créer une TaskForce spéciale afin de disposer d’études indépendantes sur l’impact effectif de ces substances avant le prochain examen des autorités sanitaires le 31 juillet 2019 ; nous avons préparé le terrain pour lancer une grande offensive de contre-lobbying citoyen auprès des institutions françaises et européennes dès la rentrée ;
Mais nous avons besoin de la mobilisation massive et sans faille du plus grand nombre de citoyens pour :
1/ montrer aux autorités que le scandale est désormais bien connu du grand public, et qu’elles ne peuvent plus se cacher derrière leur petit doigt en prétendant que l’agrochimie leur a fourni des études suffisantes, malgré l’absence flagrante d’études indépendantes ;
2/ appuyer nos demandes auprès des responsables politiques, et accélérer la prise de décision pour obtenir en urgence un moratoire indispensable sur les pesticides SDHI.
La course contre la montre est lancée : chaque minute qui passe, c’est un kilogramme de SDHI supplémentaire qui est déversé dans nos champs…
… avec les conséquences potentiellement désastreuses sur les abeilles, la biodiversité, et la santé humaine, les générations futures !

S’il vous plaît, ne perdez pas une minute : ajoutez dès maintenant votre signature à la pétition #stopSDHI, et transférez ce message le plus largement possible autour de vous !
D’avance, merci pour votre mobilisation.
Bien cordialement, Nicolas Laarman Délégué Général
Lire aussi : 3) Une révolution urgente semble nécessaire dans l’usage des antifongiques, Libération 14/05/2018
Références :
1) Bilan 2016 du réseau de surveillance des troubles des abeilles, DRAAF Auvergne-Rhône-Alpes
Mortalité d’abeilles en 2012 Secteur de St Paterne Racan, site du SAT37
Un apiculteur de Haute-Garonne perd deux millions d’abeilles et soulève un élan de solidarité, Noémie Bonnin pour France Bleu Occitanie – 14/05/2018
L’exposition des abeilles mellifères aux pesticides est-elle correctement estimée dans l’évaluation du risque? Louis HAUTIER 22 juin 2017 Wallonie recherche CRA-W
2) Synergistic mortality between a neonicotinoid insecticide and an ergosterol-biosynthesis-inhibiting fungicide in three bee species, Sgolastra F, Medrzycki P, Bortolotti L, Renzi MT, Tosi S, Bogo G, Teper D, Porrini C, Molowny-Horas R, Bosch J, Pest Manag Sci. 2017 Jun;73(6):1236-1243. doi: 10.1002/ps.4449. Epub 2016 Nov 29
4) BOSCALID – n° CAS : 188425-85-6, INERIS
5) GENERAL INFORMATION for penthiopyrad, Pesticide Properties DataBase University of Hertfordshire
6) 580 869 Kg de Boscalid en 2014, pour 3,24 millions d’ha (source : Agreste)

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