Anniversaires – 24 octobre 1868 : Alexandra David-Néel / les traités de Westphalie / « traité inégal » de Pékin

Hérodote 24/10/2018
Née il y a 150 ans, elle fut chanteuse lyrique, anarchiste, féministe, exploratrice… et devint la première Occidentale à pénétrer au Tibet et arriver à Lhassa.
Chanteuse lyrique, orientaliste, exploratrice, aventurière, anarchiste, féministe, écrivain, « jétsunema » (« dame-lama »)…  Aucun substantif n’est suffisant pour définir Alexandra David-Néel, première Occidentale à pénétrer à Lhassa, au cœur du  Tibet interdit, le 28 janvier 1924. Elle a 55 ans.
Fugueuse dans l’âme
Née le 24 octobre 1868 près de Paris, dans un milieu bourgeois, et dotée d’un goût très précoce pour les fugues, elle étudie les philosophies orientales et fréquente des sociétés secrètes, notamment franc-maçonnes. Elle côtoie aussi dans la maison familiale le grand géographe et penseur anarchiste Élisée Reclus et épouse Philippe Néel, ingénieur en chef des Chemins de fer tunisiens.

En 1911, elle a déjà 43 ans quand elle obtient de trois ministères une aide financière pour un voyage d’études aux Indes. Partie en disant à son mari qu’elle reviendrait au bout de huit mois, elle ne remettra les pieds en Europe que 14 ans plus tard. Pendant toutes ces années, elle va arpenter l’Inde, la Chine, le Japon et le Tibet et s’immerger sans relâche dans les philosophies bouddhistes et hindouistes.
Une Parisienne à Lhassa
Alexandra arrive en 1912 au Sikkim, petit royaume au coeur de l’Himalaya, et se lie d’amitié avec le roi Sidkéong Tulku Namgyal. Deux ans plus tard, elle rencontre dans un monastère bouddhiste Aphur Yongden (15 ans) dont elle fera son fils adoptif. Mais son objectif ultime demeure le Tibet et mieux encore la ville sainte Lhassa.
Partie de Chine avec son fils adoptif et un lama tibétain, Alexandra David-Néel gagne le désert de Gobi puis la Mongolie et enfin le « Toit du monde ». En 1923, elle séjourne avec Yongden dans le monastère de Kumbum puis se prépare au voyage vers Lhassa.
Pour cela, elle se déguise en mendiante tibétaine. Elle mêle des crins de yack à ses cheveux, se poudre avec un mélange de cendres et de cacao pour noircir sa peau et se cantonne à un humble mutisme, alors qu’elle parle couramment tibétain.

Les deux voyageurs mendient leur nourriture, l’obtenant souvent en échange de prophéties que Yongden, en lama savant, révèle aux paysans et pèlerins croisés en route.
L’accoutrement de l’exploratrice lui permet d’observer de tout près les mœurs des Tibétains. Dans les zones où elle craint d’être reconnue par les autorités tibétaines, elle voyage de nuit et dort le jour, cachée dans des fourrés.
Plus d’une fois, les voyageurs manquent de se faire tuer au détour d’un chemin.
Bloqués par la neige dans des solitudes glacées, ils sont contraints de manger le cuir de leurs bottes dans une soupe pour ne pas mourir de faim.
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24 octobre 1648 : les traités de Westphalie

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24 octobre 1860 : « traité inégal » de Pékin

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Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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