A Berlin, la voix des poilus de 14-18 sort des limbes

Le Monde 26/10/2018

Photo, issue de ce fonds que je cite conservé à l’université Humboldt de Berlin, où l’on voit une séance d’enregistremen

Berlin. La voix vient de loin, de très loin. Difficile, à la première écoute, de tout comprendre. Est-ce du français ? Oui, mais avec un tel accent qu’il faut s’y prendre à plusieurs fois pour saisir ce que cet homme nous dit : « Je suis des environs de Belfort. Mon village n’a pas grand tour, mais je m’y plais bien. Mon père était marchand de porcs, mais quand il est mort, j’étais trop jeune pour prendre le métier, et pour cela j’ai appris à travailler le bois. Mais je suis parti soldat pour faire mes deux ans. »

L’homme que l’on entend ici s’appelle Jean Beauseigneur. Sa voix a été enregistrée le 14 janvier 1918, à 10 heures du matin, dans le camp de prisonniers de Parchim, entre Hambourg et Berlin. Comme le sien, le témoignage de 2 000 poilus est conservé depuis cent ans dans les archives de l’université Humboldt, au cœur de Berlin. Plusieurs de ces récits seront présentés en novembre à Berlin et à Paris. Lire l’article de notre correspondant en Allemagne, Thomas Wieder.

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
Cet article, publié dans Europe, Médias, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.