Une saison avec un berger dans les Alpes françaises

 La montagne de velours vert zébrée de pierriers, terrain de jeux idyllique pour randonneurs entre massif de Belledonne et vallée de la Maurienne, est son royaume de juin à fin octobre. Un endroit somptueux qui peut rapidement virer au sombre quand on garde près de 1.300 bêtes vulnérables. « Ma première brebis tuée, ce que j’ai ressenti immédiatement, c’est que j’avais échoué, j’avais manqué à mon devoir », dit le berger avec gravité. « J’ai trouvé tout de suite la carcasse, une grosse tache rouge. Des trous de crocs sur le cou, la cage thoracique arrachée… cœur, poumons et foie bouffés.
 Le métier, qui se maintient en France avec un millier de bergers ovins, est solitaire et le choix de vie radical. Il attire beaucoup de jeunes gens en reconversion, qui ne tiennent souvent que quelques saisons. « Partout où on va, on est étranger. On attire la curiosité, souvent un mélange de peur et de fascination », dit Gaétan.
 Jimi Hendrix dans l’alpage

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