Vaccins : les procès se multiplient

Alternative Santé – Lettre d’information N° 319 – Édito –
L’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam) est dans la tourmente. La semaine dernière, la cour administrative d’appel de Nantes a tranché en faveur d’un quinquagénaire de la Sarthe engagé dans un bras de fer contre cet établissement public placé sous la tutelle du ministère de la santé. En cause : les préjudices considérables subis à la suite d’une vaccination obligatoire contre la variole lorsqu’il avait dix mois. En effet, une semaine après l’injection du vaccin, des chutes inexpliquées, suivies d’un coma, d’une hémorragie cérébrale et d’un hématome avaient affecté sa santé ; celle-ci s’est encore dégradée à l’âge adulte, avec une perte progressive de la vue à partir de 2009, puis de l’audition un an plus tard.
Sa mère, représentante légale de cet homme aujourd’hui handicapé à 70 %, avait initialement demandé une provision de 400 000 euros. Seuls 50 000 euros lui avaient été accordés par le tribunal administratif de Nantes ; une somme encore trop élevée pour l’Oniam, qui souhaitait voir cette provision plafonnée à 20 000 euros et avait donc fait appel de la décision. Mais après avoir reconnu la réalité du préjudice, son lien avec la vaccination obligatoire et la nécessité de le voir pris en charge par la solidarité nationale, la cour administrative d’appel de Nantes a fini par accorder 80 000 euros à la requérante.
Cette semaine, c’était au tour d’une aide-soignante de demander des comptes à l’Oniam. Plus précisément 1 002 775 euros, dans le cadre d’un procès qui s’est ouvert ce mardi 13 novembre au tribunal administratif de Poitiers. Vaccinée contre l’hépatite B et le ROR (rougeole-oreillons-rubéole) en août et septembre 2011, elle développe dans les heures qui suivent de la fièvre et des courbatures, puis éprouve quelques jours plus tard des sensations de brûlure dans le corps. On identifie à l’époque ces symptômes comme ceux d’une fibromyalgie, encore non reconnue comme maladie en France.
En 2013, le diagnostic s’affine : une biopsie révèle une myofasciite à macrophage, provoquée par la présence dans son corps d’hydroxyde d’aluminium (adjuvant aluminique de nombreux vaccins). Cette maladie très handicapante est désormais bien documentée (notamment par les travaux du Pr Romain Gherardi), et les patients se battent pour être reconnus – via l’association E3M par exemple – face à des autorités sanitaires dans le déni. Pour l’aide-soignante, une première expertise avait, comme c’est souvent le cas, conclu à une absence de lien de causalité entre la vaccination et son état de santé. Ceci malgré une solide jurisprudence et 8 arrêts favorables du Conseil d’État reconnaissant le lien entre aluminium vaccinal et myofasciite à macrophages… L’avocat, suspectant un parti-pris des experts en faveur des laboratoires commercialisant le vaccin, a demandé une nouvelle analyse. Le rapporteur public semble y être favorable ; le tribunal devrait rendre sa décision dans deux semaines.
Gageons qu’avec le refus incompréhensible des autorités sanitaires de prendre au sérieux la question des adjuvants et le passage en force d’une loi étendant à 11 le nombre de vaccins obligatoires pour les enfants, ce genre d’affaires, va, hélas, se multiplier dans les années à venir.
Prenez soin de vous,
Alternative Santé

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