Quel est le coût réel d’un radar flambant neuf et de son remplacement en cas de destruction ?

Alors que le nombre de radars automatiques vandalisés ou détruits augmentent un peu partout en France, certains se demandent quel va être le coût de ces destructions et qui va les payer…  l’Intern@ute
La réponse est assez simple : un équipement public détruit ou vandalisé est remplacé avec l’argent des contribuables…
cout de destruction d'un radar
Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’un radar automatique n’est pas peu cher ! Un rapport parlementaire de 2014 faisait varier le chiffre d’installation d’une cabine de radar fixe entre 90 000 et 165 000 euros ! Attention, il comprend les radars dits « de tronçon » toujours plus onéreux que les radars fixes classiques (pour rappel, ils prennent la vitesse moyenne entre deux points). Les radars mobiles sont moins coûteux, selon ce même rapport, environ 70 000 euros, un prix qui comprend le système embarqué mais aussi celui du véhicule. pour améliorer leur efficacité, le gouvernement prévoit de faire appel à des sociétés privées  pour conduire ces véhicules et augmenter le temps de roulage.
Combien coûte le remplacement d’un radar ? Le projet de finances 2016 comportait une annexe spécialement dédiée aux radars qui permet d’obtenir l’ensemble des données. De nombreux radars sont modernisé. C’est le cas des radars fixes remplacés par des appareils pouvant flasher dans les deux sens de la circulation. Au final, le déploiement de nouveaux appareils (454 en tout) représente 28 millions d’euros sur l’année 2016. Cela ne comprend pas les dépenses liées aux dégradations des les appareils. Selon une enquête du Monde en 2013, la remise en état d’une cabine radar revenait en moyenne à 30 000 euros par appareil.
Combien coûte l’entretien d’un radar ?  Le budget 2016 de « maintien en condition opérationnelle », c’est-à-dire s’assurer que les radars sont en état de fonctionner représente 60,1 millions d’euros selon le projet de la loi de Finances. Il comprend la réparation après d’éventuels actes de vandalisme. Ainsi les radars fixes et doubles sens, les plus nombreux, avec 1996 appareils recensés en 2016 coûtent en entretien 22,80 millions d’euros, soit un coût unitaire annuel de 11 597 euros.
Quels sont les radars le plus chers à entretenir ? Les radars de chantier sont plus onéreux puisque leur coût comprend le déplacement régulier de l’appareil destiné à courir une zone de travaux, notamment en assurant la sécurité des ouvriers présents dans la zone. Leur coût global est estimé à 7,77 millions d’euros pour 92 appareils, soit plus de 82 000 euros par unité. Ils sont suivis des radars de tronçon dont le coût est estimé à 31 019 par appareil.
Combien y’a-t-il de radars fixes en France ? Officiellement, le parc de radars fonctionnant en France n’avait pas bougé depuis 2013 (4300 radars). Un des objectifs fixé sur le projet de loi de Finances 2016 était de déployer 1966 radars fixes dont 500 radars double sens. Les radars discriminants (300 sur l’ensemble du territoire)  permettent de distinguer les vitesses de différents types de véhicules (voitures ou poids lourds). Les radars tronçon étaient au nombre de 152 fin 2016. Les radars feux rouges, qui sont développés dans les grandes agglomérations étaient au nombre de 712 fin 2016. Ils devraient bientôt être accompagnés d’une « nouveauté », les radars de stop actuellement en phase de test…
Commentaire par Lonewolf sur le site Anti-radar
Primo, ces tarifs (faramineux !) démontrent aisément combien la répression routière est un « business » plutôt qu’une action de lutte contre les accidents. Ce sont des marchés (juteux) que quelques rapaces bien introduits se sont partagés grassement. Ce qui explique largement les couts invoqués. Or ces technologies, qui découlent de l’industrie militaire (radars et calculateurs pour le guidage, la poursuite, le suivi de terrain) a bien été amortie depuis longtemps. Cette déclinaison au trafic routier est bien plus simple que l’usage « aviation », or les prix imposés restent exorbitants. Cherchez l’erreur !
Secundo, il suffit de quelques flashes des radars toujours actifs pour très vite récupérer de quoi en financer d’autres. Et c’est la seule politique qui a été envisagée ! Il n’y a qu’à voir la prolifération des radars et l’évolution qu’ils ont connu depuis que le principe de la « sanction automatisée » (2002) a été imposé. En moins de 600 flashes, on finance un des radars les plus chers et les plus souhaités. Or, certaines cabines flashent 400 à 500 fois PAR JOUR. Il n’y a donc pas de souci à se faire, un radar détruit n’est JAMAIS un cout ; tout juste un manque à gagner.
Le pire de tout, c’est que l’argent récolté n’a pas été investi dans la sécurité routière, ni dans la prévention/communication/pédagogie, ni dans l’amélioration des infrastructures. Loin s’en faut ! Et c’est là tout le scandale.
Il est désespérant de constater en permanence que les médias, au lieu de jouer au Candide, se contentent de ne présenter qu’une facette des choses (uniquement celle qu’on leur présente, peut-être). Pourtant, dire que ces dizaines de radars « agressés » ne sont d’abord pas tous définitivement cassés pour autant, et que les recettes d’un ou deux jours d’une seule cabine peut financer leur remplacement. Par ailleurs, du point de vue sociétal, il serait temps de se demander pourquoi ce sont justement ces « radars » que l’on casse, lorsqu’un mécontentement populaire se fait jour.

A propos werdna01

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