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Grand débat : les 34 réponses de l’Opinion à Macron

L’Opinion 21/01/2019 Irène Inchauspé
Fiscalité, dépense, laïcité, décentralisation, quotas migratoires, vote blanc, aides vertes… A l’occasion du grand débat national, l’Opinion répond aux 34 questions posées par Emmanuel Macron dans sa Lettre aux Français
Les faits – Ce ne sont pas moins de 34 questions qui sont posées dans la Lettre aux Français d’Emmanuel Macron autour de quatre grands thèmes : fiscalité, dépenses, action publique ; organisation de l’Etat et des collectivités publiques ; transition écologique ; démocratie et citoyenneté (dont l’immigration). Pour chacune, l’Opinion apporte des éléments de réponse. Et à partir de ce lundi se fait le porte-voix des entrepreneurs et des libéraux, en publiant et diffusant leurs contributions afin de peser sur le grand débat national.
« C’est pas en rétablissant l’ISF et en faisant le référendum d’initiative citoyenne qu’on réglera le problème du chômage de masse », a déclaré Emmanuel Macron face à près de 700 élus réunis à Souillac le vendredi 18 janvier. C’est pas non plus en augmentant la taxe carbone sans baisser d’autres impôts, ni en matraquant les entreprises de 72 milliards d’euros d’impôts de production. On pourrait ainsi filer l’anaphore… Plutôt que de dire ce qu’il ne faut pas faire, l’Opinion a préféré jouer le jeu et répondre de façon positive aux 34 questions posées par le président de la République dans sa Lettre aux Français.
Emmanuel Macron ne cesse de le répéter désormais : pour baisser les impôts, il faut diminuer les dépenses publiques. A la question « afin de financer les dépenses sociales, faut-il reculer l’âge de la retraite ? », l’Opinion répond oui. C’est le seul moyen de dégager vite des marges de manœuvre financières quand le poste «retraites» représente 268 euros pour 1000 euros de dépenses publiques. Il serait aussi urgent de faire le grand ménage des services de l’Etat sur le territoire : est-il normal que l’Etat dispose de six services déconcentrés pour gérer les questions de logement ? Il doit abandonner certaines missions pour se concentrer sur le régalien, en faisant de substantielles économies au passage. « L’État doit se charger de la réforme de l’État et non de la mutation des Français », explique Julien Damon, professeur à Sciences Po. Réhabilitons donc la responsabilité individuelle et sa sœur, la liberté à la hauteur de notre passion pour l’égalité. « Faites-nous comme aux hirondelles, donnez-nous du pain et des ailes », écrivait joliment Jehan Rictus dans les Soliloques du pauvre.
Respiration démocratique. Les Français demandent aussi à être entendus. Faut-il pour cela rendre possible le fameux RIC ? « Les référendums sont des armes pour les démagogues et les dictateurs », disait Margaret Thatcher. La proportionnelle pourrait être une vraie réponse à la crise de représentativité de la Ve République, mais tout est une question de dosage. Vote blanc, vote obligatoire, tirage au sort ? Tous les moyens de faire respirer notre démocratie peuvent être étudiés. La suppression du Conseil économique, social et environnemental ne serait pas un obstacle à une telle respiration.
Enfin, le débat sur l’immigration demande que l’on s’entende bien sur les termes employés. A moins de réformer la Constitution et de dénoncer la Convention de Genève, des quotas ne pourraient porter que sur l’immigration légale, de travail et étudiante. Et ne résoudraient en rien les vraies difficultés : la saturation de notre système d’asile et le renvoi des migrants en situation irrégulière. « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde », jugeait Camus. Avant de se faire le porte-voix des entrepreneurs et des libéraux dans le grand débat national, l’Opinion a essayé d’apporter des réponses claires à des questions parfois fort complexes.
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A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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