Facture – Gilets jaunes: 70 000 personnes au chômage partiel

L’Opinion 11/02/2019 Fanny Guinochet
Les treize semaines de manifestations pèsent sur l’activité économique de plusieurs régions, à commencer par l’île de la Réunion et l’Occitanie

Dégâts sur la vitrine d’un commerce du quartier de l’Elysée, causés par la manifestation des Gilets jaunes le 7 décembre 2018. © Sipa Press
Après treize semaines de mobilisation, la facture des Gilets jaunes n’en finit pas de s’alourdir. Preuve en est, le dispositif chômage partiel que le gouvernement a actionné pour venir en aide aux entreprises dont l’activité est ralentie par la crise sociale concerne un nombre toujours plus élevé de salariés.
Selon les derniers chiffres du gouvernement, que l’Opinion s’est procurés, près de 5 000 établissements (4 898 exactement) avaient déposé une demande d’activité partielle liée au motif « Mouvement des gilets jaunes » le 4 février dernier. Ce qui représente près de 70 000 salariés concernés, soit 10 000 de plus que début janvier. Les demandes se concentrent sur la Réunion (64,7 % des heures autorisées), mais aussi l’Occitanie (près de 10 %), le Grand Est (4,15 %), et les Hauts-de-France (4,4 %). Les PME sont en première ligne : 93,3 % des requêtes viennent de structures de moins de 50 salariés et 98,5 % émanent d’entreprises de moins de 250 salariés. Sans surprise, les principaux secteurs affectés sont le commerce (plus de 35 % des demandes) et la construction (13,9 %), mais aussi les transports. Au total, pour le ministère du Travail, la facture avoisine les 40 millions d’euros.
Plus globalement, l’Etat est sollicité de toutes parts pour payer les dégâts. Ainsi, l’association France urbaine, qui réunit des élus de tous bords politiques de Paris, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Rennes, Nantes, etc., a demandé au Premier ministre Édouard Philippe de la recevoir en urgence. Mobilier urbain détruit, chaussées arrachées, commerces en berne, centres-villes désertés les samedis… Ces élus sont inquiets devant les pertes enregistrées, qui se chiffrent, selon eux, en millions d’euros. Car, en plus des dégradations à proprement parler, il leur faut financer les heures supplémentaires des agents municipaux et communaux, qui après chaque manifestation, doivent nettoyer et réparer l’espace public.

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
Cet article, publié dans Economie, Social, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.